Rechercher dans Le Paratge des Sirènes

jeudi 22 décembre 2011

Capricorne, décembre à janvier 2011/12

Capricorne et joueur de vielle à roue, le Paratge des Sirènes t'offre ton horoscope pour novembre et décembre 2011. Un vrai horoscope, fiable et recommandable comme ceux des magazines que tu peux lire dans la salle d'attente de ton facteur d'instruments préféré.

© Pierre Tissot

Travail 
Jours fériés en abondance ne signifient pas que vous devez soustraire vos efforts. Jouez sans relâche ! Le 25 décembre comme le Jour de l'An, tournez vos huit heures de manivelle. Simplement, n'en dites rien aux syndicats, qui penseront que les vielleux visent à récupérer le taf réserver depuis deux millénaires aux sonneurs de hautbois et de musettes : ah ! les acquis…

Amour
Simple d'esprit, méfiez-vous : comme le charpentier dans la fable, le facteur d'instruments est votre rival. Sous ses airs de ne pas y toucher, les mains prises par l'étau, les gouges et les traçoirs, il cache son jeu (aucun luthier ne vous dira qu'il est musicien). Surtout que, le coquin, c'est un amateur de beaux gabarits et doulces formes…

Santé
En cette période de fêtes, attention aux excès : le foie gras à la place de la colophane, ce n'est peut-être pas digeste. Ou alors sur les roues de vos concurrents les plus sérieux. Quant au champagne, c'est mieux de le boire frais. Prenez donc le temps d'accorder votre instrument, commencez — modérément — à boire ensuite.


Pascal.

vendredi 9 décembre 2011

Hurgy box et hurgy toy

Encore un Alsacien à l'honneur !
Décidément, avec les vielleuses et vielleurs du Paratge, qui ont quasiment toutes et tous une histoire avec le Pays de l'Ill, avec l'actualité people qui rappelle que les plus belles filles du monde (non-occitan) sont originaires du Sundgau, présentons l'avancée des recherches en facture instrumentale d'un passionné fou-furieux comme nous les aimons, Léo Maurel, lui-même domicilié en région strasbourgeoise.

Son travail est principalement orienté autour de l'archet circulaire. Actuellement — comme il le précise avec beaucoup de chaleur sur son site internet [ http://violonaroue.blogspot.com/ ] —, il est en mesure d'offrir un café de qualité aux visiteurs (car on lui a offert une cafetière électrique) qui souhaiteraient découvrir sa hurgy box. Si, comme Pierre, vous passez du côté du Rhin (bas) pour les fêtes de la Noël, allez frapper à la porte de son atelier.

Ce luthier hors-normes étant intéressé par la rencontre de différentes personnes travaillant avec l'archet circulaire, apprécions la collaboration née avec Djp, bidouilleur expérimentateur sonore bruxellois qui, après avoir tripoté longuement les hurgy toys, a décidé de s'en fabriquer une, puis une autre. Le résultat est déroutant, autant organologiquement que musicalement.


Hurgy box © Djp


Et, diable ! ça sonne aussi bien qu'une Chougnard®...

Pascal. 


"Hurgy box" © Djp

mardi 6 décembre 2011

Canal du Midi, septembre 2011

À la fin des années quatre-vingt, le pinardier Bacchus transportait son dernier chargement de vin entre le Languedoc et la lointaine ville de Bordeaux. L'ultime décennie du XXe siècle marque l’arrêt de la navigation de commerce sur le Canal du Midi ; plus d’une centaine de familles de mariniers ont ainsi débarqué après trois siècles d’activité de transport fluvial. Ces mariniers ont vécu et travaillé sur le Canal, ils transportent dans leur mémoire un mode de vie unique et le témoignage d’un commerce doux et écologique.

Doux et écologique (les manivelles des instruments sont mues 100% à la main), adossé à la péniche Le Tourmente, le Paratge des Sirènes a hissé une partie de son répertoire pour coques boisées, le 10 septembre dernier, du côté d'Agde, afin d'honorer toute une histoire sur le Canal du Midi.
Corps en bateau ou non, poignée amarrée, coton pas même humide, cordes à fort tirant pour affronter les vents par coups-de-trois irréguliers, les cinq musiciens (d'abord quatre, Pierre arrivant en retard car il ne retrouvait pas son costume de scène) se sont improvisés nautoniers de la vielle, ajoutant à leurs thèmes déjà bien méditerranéens quelques entorses au gré des écluses et des biefs. En musique, la Garonne a relié la Méditerranée, le paratge partage des eaux se jouant au cours d'un "En el monte" ou d'un "African market" spontanés qui suivaient le triptyque devenu habituel des "Chypre", "Domino" et "Grunschansko".



"En el monte" par le Paratge des Sirènes, Canal du Midi © Jérôme Combre



"Chypre" par le Paratge des Sirènes, Canal du Midi © Jérôme Combre


Après cet historique Canal du Midi, les attentats sonores du Paratge Canal Historique méritent-t-ils leurs classements au Patrimoine Mondial de l'Humanité ? Posant pour la postérité, Patrice, Sylvia, Pascal, Pierre et Bruno se questionnent à ce sujet entre boîtes à vielles et boîtes à lettres.
Et le soir commence à tomber sur l'été indien coulant au long du Canal du Midi…


Pascal.


Patrice, Sylvia, Pascal, Pierre, Bruno © Jérôme Combre

vendredi 2 décembre 2011

L'Écho des Sirènes, novembre 2011

© Pierre Tissot
Bon, va falloir se regrouper car fin octobre fut un peu mouvementé par chez moi. Un écho, un écho, mince, la feuille blanche, l'écran noir, le blanc dans les souvenirs, le trou noir. Les ténèbres de ma mémoire. Tiens ! une petite lumière, la tache s'agrandit, ça y est… pour novembre, mais oui, tout me revient.
Un premier atelier toujours réduit à sa portion congrue, l'indéboulonnable Sylvia (certaines statues de dictateurs ne peuvent pas en dire autant) et… une nouvelle venue. Non, il n'y a pas de coquille. Oui, les termes sont au féminin. On a vu des Marie en prénom masculin avec plus d'ambiguïté que dans Valéry et son i grec, mais là, ce soir-là, la Marie qui nous vient est bien une jeune fille.
Avant d'aller plus loin, arrêtons-nous et comptons, en partant de Sylvia et à présent Marie, si on ajoute Marine (momentanément privée de Paratge pour raisons estudiantines sinon professionnelles), Marou que nous n'eûmes en novembre mais espérons en décembre et Michèle, pour les paratge de pleine lune sans appel des gentils morveux du Morvan, on peut se la péter et se prétendre paratge paritaire.

Revenons à Marie, souriante, charmante, débutante et pleine d'allant (ce qui n'est pas peu dire, étant donné qu'elle joue sur une Roger Chougnard®, « motorisée Tarois » dirons certains, « carrossée Chougnard » leur répondrai-je). Don Juan Brice et moi-même leur avons proposé de travailler le désormais fil rouge Les filles de l'aire et nous avons présenté à l'une et rappelé à l'autre les divers exercices de dissociation ou de relâchés. Travail sur la teneur de Domino. À la fin de l'atelier, Marie prenait congé jusqu'à la prochaine rencontre, ce qui priva les rois de la manivelle de faire sa connaissance, bien fait pour eux !

La dissociation, c'est beau comme une paella © Parages des Sirènes

En deuxième mi-temps, arrivée des Montpelliérains (sauf Pascal). On se met à l'ouvrage pour le challenge de ce Paratge 2011/12, tenir trois-quarts d'heure voire plus, pour le cas où les prochains attentats se transformeraient en prise d'otages (ce qui en termes plus marins, pour garder l'harmonie avec nos sirènes se traduirait par : « …le cas où les prochains abordages sonores se transformeraient en prise de rafiot scénique »). Signalons aussi la visite de deux auditeurs surprise accompagnés d'un pittbull, qui, sans sa muselière, affichait un beau sourire plein de dents à 360 kg/cm3 de pression. Dotés d'un bon grammage éthylique, tout du moins, ils louèrent notre secte de tournicoteurs dans des phrases dont l'enchainement n'était pas toujours évident. Quoiqu'il en soit, l'un deux ponctuait souvent les louanges, d'une devise digne de figurer sur le phylactère d'un blason quelconque d'un hobereau lambda : FORCE ET PERSÉVÉRANCE.

Bon résumé de cette seconde partie en somme. Je ne vous parlerai pas des morceaux que nous travaillâmes, ça vous obligera à suivre nos prochaines actions scéniques. Pour finir, le père Bruno, père fondateur de ces rencontres, rappelons le, qui fut ce mercredi aux abonnés absents pour cause d'accordéons sur la planche, nous rejoignait pour fêter avec nous la naissance de mon second fils (âgé de 48 h) et l'anniversaire de Sylvia. Il nous apportait des munitions en vue des prochaines apparitions du paratge. Je laisse à Jipépé le mot de la fin à méditer comme un aphorisme : « c'est pas parce que c'est beau que c'est bon », le Bon, le Beau, le Vrai… Platon reviens, ils sont devenus fous !!!

Pierre. 

Pierre, 48 heures après... © Jean-Brice



PS : En bonus tracks, des schémas réalisés par Pierre.

Coups © Pierre

Schémas roue © Pierre


Schémas relâchés © Pierre


Schémas 2 relâchés © Pierre

mardi 29 novembre 2011

Estivada de Rodés, juillet 2011

« Les enfants, faites vos valises, on Paratge en vacances ! »

Pendant que le camp des juilletistes avait les orteils en éventail, celui des aoutiens les glaçons dans le pastis, les paratgeaïres — entre tournées, concerts pour certains, saison estivale et visites pour d'autres, soufflet d'accordéon pour le dernier (par conséquent le premier lors de l'Apocalypse) — mettaient au point les derniers préparatifs pour un attentat et se déplaçaient vers Rodez.
Arrivée la veille pour Jibé et ièu, qui faisait connaissance avec les connaissances du premier (pute borgne, il en a des connaissances !). Arrêt à tous les stands, petit verre par ci, petit gobelet par là, inauguration ici, dégustation de cervoise du cru là, et pour finir, Piero ne sachant plus si je crèche ici ou là. Je rentre par une route en lacet à pas d'heure, ce qui me permet de marcher droit, sans mes clés de voiture. Heureusement, malgré un grammage important et une danse de population dense, Jibé les retrouvait et me permit une nuit réparatrice avant l'action du lendemain.

Justement, nuit se passe, le jour J, tout le monde arrive par petits groupes (pour tromper la DGSE, les RG, Interpol, etc.). Tout le monde… sauf Marine qui, au risque de retourner le couteau dans la plaie, ne pouvait nous rejoindre pour cause de colo.
Heureux de se voir entre conspirateurs, nous déambulâmes avant de nous retrouver devant un bon plat de paella, de nouilles grasses et un truc qui selon la truffe expérimentée de Jérôme avait tourné (ce qui ne gêne en rien les sectateurs de la manivelle que nous sommes). Une fois ce roboratif repas dans nos panses, nous allâmes taquiner de la roue sur le gazon, rejoins par un Philippe — ou Philou, si j'étais de ses intimes. Ils assuraient, avec Pascal, une série de bons mots et de piques qui font dire aux étrangers « Ach Gertrud, foilà l'esbrit vranzais ! », pendant que d'autres réglaient les boites à pile qui font du bruit (en sioux ; ampli, en français contracté). Je constatais avec dépit le peu de t-shirt publicitaires sur la route des tours, mais bon, emploi du temps chargé, fichiers non rendus, peau plastique qui se décolle du tissu… qu'importe, le tout c'est d'être là et d'assurer. Bref, en cercle, nous entamâmes la révision sur le déroulement des opérations comme les pilotes de la patrouille de France, si ce n'est que nos zincs étaient dans nos mains.


 

Estivada, Atelier du Paratge des Sirènes © Jérôme Combre


Le soir, tout le monde est sur le pont ou du moins dans les cales, colophane entre les dents ou coton dans les oreilles (pour les artilleurs). On écoute la harangue du capitaine de vaisseau aux gens massés sur le quai et, au moment M, à la seconde S et au temps T, nous attaquons le pont d'un seul élan en poussant notre cri de guerre « Aghate Tyke ». Non, je déconne, nous arrivons furtivement par l'arrière et nous nous asseyons comme des nonagénaires cacochymes sur nos chaises (je fais parti de la harde des vielleurs posés sur leur cul, j'assume, j'assume). Mais la tactique trompe l'adversaire, certains croient à un sitting de la CGT, d'autres à un début de grève de la fin des intermittents du spectacle, les derniers à la mise en place d'une séance de spiritisme par les rois du guéridon, que nenni ma chère Adèle, malgré une arrivée assise nous leur assénons un quart d'heure de son qui les tient debout et dansants pour certains. Quel bonheur !!! Huit moulins à poivre qui défouraillent. On en revient sonnés comme au sortir du ring et heureux comme après un match victorieux. Acte fondateur, d'une série d'attentats ? Nul ne sait et l'avenir nous le dira.

Quoiqu'il en soit, pour revivre l'évènement comme pour les soirées diapo de notre préhistorique enfance pour les plus âgés d'entre-nous, il restera les images pirates pour faire ton sur ton, de Jérôme, ou les officielles si mestre Jibé arrive à leur mettre la main dessus.

Pierre.



Estivada, Abordage sonore du Paratge des Sirènes © Estivada de Rodés



Heure de la sieste balance © Jérôme Combre

Mission impossible : accordage des vielles © Jérôme Combre

Serge, Patrice, Pierre, Sylvia, Bruno, Jean-Brice, Pascal, David © Jérôme Combre

mercredi 23 novembre 2011

Sagittaire, novembre à décembre 2011

Sagittaires et joueurs de vielle à roue, le Paratge des Sirènes vous offre votre horoscope pour novembre et décembre 2011. Un vrai horoscope, fiable et recommandable comme ceux des magazines que vous lisez dans la salle d'attente de votre facteur d'instruments préféré.

© Pierre Tissot

Travail 
Bossez vos coup-de-poignets, certes, mais améliorez, au préalable, la coupe des chiens ; vos rythmes doivent être des flèches décochées. Pour cela, soyez incisif, pointu, perçant, dès le travail aux ciseaux. Ensuite, privilégiez la position tir à l'apache. Un seul conseil, donc : musclez vos abdominaux et adopter une stature légèrement cambrée sur l'instrument.

Amour
Soyez le Cupidon, le Heracles, le Geronimo, le Guillaume Tell, le Robin des Bois de la vielle : si vous voulez être le prince de la mazurka, l'arc bandé, projetez vos coups-de-trois avec le bon œil du pirate. Un swing sans faille, vos rythmes doivent émouvoir, flatter, charmer. Franc-tireur ou non, ciblez le dos de vos concurrents, s'il le faut.

Santé
Sagittaires, rien ne sert de s'agiter. Elle était facile, en même temps, elle vaut son pesant de flèches dans un carquois. Afin d'éviter l'accident, de limiter la casse, visez de loin, toujours. La longueur de corde est donc importante : faîtes comme notre fier archer-type Patrice, optez pour une vielle ténor !


Pascal.

jeudi 10 novembre 2011

Salon des luthiers,
facteurs et créateurs de sons,
à Agde, juillet 2011

Dans le cadre du premier Salon des luthiers, facteurs et créateurs de sons, organisé en Agde au sein de Fiesta Sète à l'initiative de Bruno et de ses amis (et Dieu sait s'il en a !), le Paratge des Sirènes a joué quelques pièces pour bourdons, chiens et chanterelles, ce lundi 25 de juillet en fin de journée — bien que cela ne signifie rien, les journées ne se terminent jamais, là-bas, encore moins en été.

Bruno, David, Jean-Brice, Pascal et Patrice, rejoints, pour l'occasion, par Fred, ancien enfant du pays, exilé depuis quelques années dans un endroit qui n'existe pas — à Belfort — où il enseigne un instrument qui n'a pas d'existence — la vielle à quoi ? — et où il s'efforce de créer un Paratge de la vielle, si c'est vous dire l'immense et touchante naïveté du garçon, qui jouait ce soir-là sur une Jean-Noël Grandchamp d'époque !
L'occasion, notamment, de faire entendre nos instruments à Maître Jacques Grandchamp et à Maître Jean-Luc Bleton, frères ennemis des facteurs de vielles à roue, qui exposaient à l'étage. Nous jouâmes "Grunshansko", "Chypre" et "Domino", mais peut-être pas dans cette ordre. Oui, dirent les mauvaises langues (desdits luthiers, notamment) : dans le désordre !

Pascal, Patrice, David, Fred, Jean-Brice © Michel Holweck

Seconde partie de soirée à la Casa Pepe (on va y prendre habitude), où l'assiette est toujours un délice pour les affamés et les repus. Une soupe, pendant laquelle il fut de bon ton de blaguer de table à table, de charrier nos amis facteurs d'instruments sur l'origine de l'œuf et de la poule (Dieu a-t-il d'abord créé le vielleur ou le luthier ?), d'essayer de suivre une conversation autant improbable qu'incompréhensible entre Fred (il cumule…) et Patrice au sujet du "Cantique des mathématiques" ou quelque chose comme ça…

Dieu a-t-il d'abord créé Bruno ou le diato ? © Philippe Krümm

Fin de soirée à la Perle Noire, où nous poursuivîmes l'étude d'un répertoire pour cordes frottées, dans le dessein de préparer notre montée à l'estive en Aveyron.


Pascal.

vendredi 4 novembre 2011

Printival à Pézenas, avril 2011

Un quatuor extrait du Paratge des Sirènes, pour cette intervention sur les terres de Boby Lapointe, le 29 avril dernier : Patrice, Pascal, Pierre et Bruno. Arrivés pour saborder la première partie du groupe Pigalle (et proposer, ainsi, à François Hadji-Lazaro de tenir sa rose vielle au milieu d'eux), les quatre musiciens constatèrent qu'ils étaient curieusement en avance d'une journée sur la programmation. Ne se faisant pas prier pour autant, le Paratge se lança dans la salle du bar-tabac où siégeaient les festivaliers, explorant sans hésiter l'essentiel de son répertoire à bourdons.

© Thierry Margot

Toujours aux aguets dès qu'il s'agit de pixeliser un grand moment culturel, le courageux (car comme pourrait le confirmer Sylvie, il vaut mieux être derrière que face aux vielles) Thierry Margot immortalisa à jamais cette symétrie parfaite entre droitiers et gaucher.

Pascal.

dimanche 30 octobre 2011

Paratge des Cigognes

Sacré Pierre.

On lui avait expliqué : si tu as une Alsacienne pour épouse, il te faut étudier les traditions de ce lointain pays, relire tout Roger Siffer, et ne pas confondre la "Blue Banana Island" avec le titre pour vielle en mode de Sol "Blue Sausage Island". Ce qu’il fit.
Deux sucres sur le bord de la fenêtre, la jambe droite de la future maman hors du lit, les volets et les fenêtres hermétiquement fermées (pour que le futur petit oiseau ne puisse s’envoler), le régime millet et sans persil, les invocations à sainte Veronæ, etc., Pierre a tout appliqué à la lettre (c’est un maniaque — la preuve, il joue de la vielle).

Mais, désirant mettre toutes les chances de son côté, c’est surtout à la force du Kenschtersprung, qu’il assura à la maisonnée familiale la conception d’un second mâle pour permettre à Jules d'avoir un compagnon avec qui partager ses playmobils.
Non, le Kenschtersprung n’est pas un thème bulgare en onze temps joué sur l’instrument à roue par notre vielleux qui tourne à l’envers. Le Kenschtersprung est...
Bon, on demandera à Pierre de vous expliquer, lors du prochain Paratge, lorsqu’il viendra nous présenter le divin enfant, avec les poches pleines de dragées.

Pour l’heure, toutes et tous, autant que nous sommes au Paratge, souhaitons au fiston, à Jean — qu’il soit tourneur de manivelle à gauche (comme son père) ou à droite (comme les gens normaux) —, né à l'aube de ce dernier et beau dimanche d'octobre, la bienvenue à Agde et sur cette Terre !

Nos chaleureuses félicitations à Rosy et Pierre, pour leurs deux papooses

Papooses © Pascal

Pour le Paratge des Si Cigognes,
Pascal.

samedi 29 octobre 2011

L'Écho des Sirènes, octobre 2011

© Pierre Tissot
Nous eûmes pour octobre un paratge sens dessus dessous.
D'abord, pas de Perle, on change de lieu, bienvenuda a la Casa Sylvia para el albergue español con paella. À la poêle, René, dont je ne peux ouvrir la bouche sans dire du bien de ce plat dont il nous régala, avec du "vas-y que je te remets ça" quand l'assiette est vide.


"Vas-y que je te remets ça" © Jean-Brice

Mais commençons par le commencement. D'abord l'appel...
Dommage pour les absents, Marine. Dont tout le monde s'inquiétait, oukelleai, keskelfait, kaissekela, kikisait. David, nous apprend qu'elle vendange, on se dit qu'elle veut peut être qu'on lui lâche la grappe. Puis, le lendemain du paratge, joie et allégresse, on reçoit un mail. On a perdu Marou, momentanément puisqu'elle devrait nous rejoindre en novembre. Bruno se trouvant un ou deux lièvres de plus, décide de lancer le paratge dans les circuits du commerce mondial. Patrice décline l'invitation, pour un jeu de chaise musicale qui consiste à se déguiser en Valentin C., en ingurgitant en un temps records trente pages de solfège, dommage la paella était bien plus goûteuse. Michèle fait la nounou du Morvan, Christian fait le ravi de la croche devant sa Grandchamp — heureux papa d'une vielle plate cependant que je suis le mari pour peu de temps encore d'une belle ronde. Serge est parti Hautbois. Les présents, Sylvia, l'hôtesse, Pascal et sa douce, Jibé et son nouveau téléphone à la feu Steve Jobs, David et ma pomme.

Début de soirée sans atelier débutant, ce soir nous la jouons détendus. Sylvie, puis Pascal, piquent une tête dans la piscine puisque le temps est encore et toujours estival, pendant que nous sirotons des jus du fruit et que nous discutons chiffons (c'est-à-dire vielle). Jibé nous montre sa nouvelle vielle carrosserie Roger Chougnard dit Moustache, motorisation Sidney Tarois, le bigoudin du Gévaudan. Nous nous esbaudissons devant les miracles de son qu'il peut à présent tirer de sa Chougnard®, qui, il faut bien l'avouer est à la vielle ce que le tambour de colonne est au tambour. On parle sonorisation, appui de cordes, nouvelle acquisition du père David, commande de ma vielle.


Du haut de ces vielles, Pierre et David vous contemplent © Jean-Brice

Puis les instruments sortent de leurs étuis et c'est parti pour une viellistique partie. On se joue quelques morceaux, David propose une Marche qui emporte l'adhésion. Puis, moment détente inspiration, on tente un petit traquenard instrumental qui nous fait bien rigoler.


David, Sylvia "Marie-Antoinette", Pascal et Pierre © Jean-Brice

René sonne le rappel à la tambouille. Nous prenons place à table, Jérôme nous rejoint après avoir fait un tour de sud en un temps record (Le Toulouse-Le Puy-Gallargues en : ben merde heure, fatche de minutes, con de manon secondes), c'est à se demander s'il n'a pas un truc genre Star Trek, je me dématérialise ici pour me téléreporter là. Cette paella nous régale les papilles on n'entend que le bruit mou des mandibules en action, tour de table du silence qui augure des bons petits plats. Sylvie nous enivre les oreilles avec des histoires de bal, qui donneraient envie d'apprendre à danser même à un cul-de-jatte. Nous parlons de cercles plus ou moins fermés, puis on finit la soirée en ce qui fut dans les 70's la soirée diapo, aujourd'hui remplacée par la soirée vidéo.
Projection, du film pirate de Jérôme de notre attenta sonore, massacre à la vielleuse, abordage ou mutinerie sonore, command'oc de vielle, insurrection en roue libre, cosa viella, hold up sonique, action chiens errants, les vielles charrient… de Rodez. Bons souvenirs, mais comme le paratge ne vit pas que de souvenirs nous nous séparons en attendant déjà la prochaine rencontre. Retour à notre perle… noire.

Pierre.

Le Paratge des Sirènes
Paella party

vendredi 28 octobre 2011

Deux ans, déjà !

Deux ans déjà… © Pierre Tissot

Ce 28 octobre, cela fait deux ans, déjà, que le Paratge existe !
Nous (enfin, Pierre, surtout !) n'avons pas résisté à marquer cet anniversaire en bougies. Célébrons ce jour, en cette date où sont nés, bien avant le Paratge, Antoine Deparcieux, Garrincha, Coluche et Ben Harper : c'est pas rien, quand même…

Et ce gâteau, quel gâteau !
Allez, au prochain Paratge (le 2 novembre), on se coupe une part ? Un joli coup de huit, pour l'occasion ?

jeudi 27 octobre 2011

Rat's hurdy gurdy

Nous avons trouvé encore plus roots qu'une vielle Chougnard® : Olivier Tarabo a conçu un instrument exceptionnel, la… rat's hurdy gurdy !
Musicien au sein du groupe Rosa Crux [ Rosa†Crvx ] — un vieux combo rock gothique originaire de Rouen —, Olivier Tarabo n'en est pas à son coup d'essai. Inventeur de la Bam (batterie automate midi, prix Innovations et Inventions pour le Son au Trophée Louis Jouvet au salon du Siel 2001), qui permettait de se passer du batteur, il imagine, ici, une vielle qui autorise au musicien de se passer de la main droite. Une idée formidablement intéressante, notamment pour Bruno et pour Pierre qui, comme chacun le sait, sont de purs gauchers.




Nos amis luthiers Grandchamp, Mousnier et Siorat ont du mouron à se faire, si Tarabo présente cette vielle sur les stands des grands festivals, la concurrence risque d'être rude. De là à brader les instruments et faire des vielles au rat-bais, il n'y a qu'un pas…
Et si, de plus, la rat's hurdy gurdy est mise en valeur par de fins connaisseurs comme le dessinateur Héraultais-belge P'tit Luc, c'est le succès assuré.

N'empêche, le premier qui gagne le concours soliste à St-Chartier/Ars avec ce modèle est un dieu !


Bruno & Pascal.

lundi 24 octobre 2011

Scorpion, octobre à novembre 2011

Scorpions et joueurs de vielle à roue, le Paratge des Sirènes vous offre votre horoscope pour octobre et novembre 2011. Un vrai horoscope, aussi crédible et efficace (à condition de suivre les recommandations) que ceux des magazines que vous lisez dans la salle d'attente de votre facteur d'instruments préféré.

© Pierre Tissot

Travail 
Travaillez les coups-de-un. Voire le deux et le trois, mais n'essayez même pas le coup-de-quatre : le conflit d'orgueil entre Uranus et Jupiter modifie les marées et il est impossible de chalouper le rythme autrement. Enfin, pour les vielles en corps de bateau (comme celle de Sylvia, scorpion à longues pinces), uniquement.

Amour
Célibataires, évitez les tonalités de Sib et Fa en mode ionien ou vous ne rencontrerez pas l'âme sœur. Si vous êtes déjà en couple, évitez aussi, c'est insupportable, on vous le dit. Sauf avec un capodastre Priez® (d'ailleurs, Bruno est un scorpion confirmé), bien entendu.

Santé
Vous semblez fatigué. On vous avait dit de ne pas bosser le coup-de-quatre, en ce moment. C'te frime... tant pis pour vous ! Prenez un cachet (Guso), ça ira mieux.


Pascal.

mercredi 19 octobre 2011

Une nouvelle Grandchamp !

De retour de Toulouse, de chez l'ami Jacques Grandchamp*, Christian est heureux de nous annoncer l'arrivée de sa nouvelle vielle en sa maison.
Le facteur toulousain — qui exposait à Agde, lors de la première Journée des luthiers, en juillet dernier — est une valeur sûre au sein du Paratge, car son travail résonne déjà sous les mains de Bruno, Pascal ou David (et Fred, apparu avec nous l'été dernier). Avec cette belle pièce digne d'une Louvet d'époque, il offre à notre coreligionnaire de quoi se/nous faire plaisir pendant quelques décennies.

Habitué à jouer sur une Chougnard® sans âge (c'est bien là, la qualité de ces vielles), il ne reste plus à Christian qu'à s'adapter à son nouveau clavier et à effectuer divers réglages à coups de coton et collophane, et la musique du Romegaire pourra à nouveau accompagner les bourdons harmonieux de l'aspirateur familial. 

Félicitations à lui, et au plaisir d'entendre le "nouveau joujou" au cœur et au chœur du Paratge, qu'il en joue assis ou même debout (private joke).
Dans l'immédiat, regardons les images ; et, pour un instrument de légende, des légendes instrumentées…

Pascal.

« Le vaisseau de la féminité : galbée en proue, majestueuse en poupe 
et poivrée dans les écoutilles. » — Louis Lévêque de Vilmorin
« Il y a dans la sensualité, une sorte d'allégresse cosmique. »
— Jean Giono
« La femme est un délicieux instrument de plaisir, 
mais il faut en connaître les frémissantes cordes, en étudier la prose, 
le clavier timide, le doigté changeant et capricieux. » — Honoré de Balzac
« Ce qui comble, ce n'est pas la passion sensuelle, 
c'est la rencontre, c'est l'intimité. » — Thérèse Tardif
« Un homme sans moustaches, 
c'est comme une femme avec une moustache. » — Anton Tchekhov



* Ne résistons pas au plaisir d'entrer dans l'atelier de Maître Grandchamp.
Mais, quitte à le faire, lançons la machine à remonter le temps.
Nous sommes en… 1977.

dimanche 16 octobre 2011

Vielle etc., 22 et 23 octobre 2011

Outre le grand festival qui rassemble multiples vielles, tous les premiers mercredis du mois — à l'appel des sirènes —, à Agde (!), il existe quelques autres rendez-vous d'envergures qui font la part belle à cet instrument à peine plus ignoré qu'un stick chapman (nous en parlions, tiens…). Notons, dans la programmation, le concert de nos amis Puech et Gourdon, qui jouaient encore récemment à Sauve, à l'occasion de la Fête des violons.

La nouvelle dénomination de la Fête de la Vielle est comme le signal de l’évolution choisie depuis la dixième édition : la vielle, certes, avec son identité enracinée dans la mémoire des Combrailles et du Plateau de Millevaches, mais la vielle au milieu du monde des musiques populaires contemporaines. C’est tout l’enjeu et le pari de musiques traditionnelles incarnées dans un Massif Central d’aujourd’hui. Rassembler les publics, impliquer et solidariser les territoires, bouger les lignes des chapelles musicales, Vielles etc. apporte sa pierre à l’édifice avec une programmation qui continue à faire connaitre le patrimoine de ces musiques, mais qui implique aussi la novation, les musiques nouvelles et l’énergie du son « actuel ». Est-il si loin le Poupet, vielleux mythique de notre paysage des hautes terres marchoises ?

Un week end en Limousin ? Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas, au son des bourdons et des vielles…


vendredi 7 octobre 2011

Vielle à vendre !

Vielle ronde fabriquée par Maxime Boirraud, dans les années '80.
Trois chanterelles, bon état, expertisée et révisée en 2011.
Cordes neuves, montée en sol, mais possibilité de l'adapter dans d'autres tonalités.
Service maintenance assurée par un facteur de vielles, qui connait très bien l'instrument.















Instrument joué par Sylvia, au sein du Paratge des Sirènes.

Prix : 2000 euros.
Contact : leparatge [@] gmail.co

        > Vendue !

mardi 4 octobre 2011

L'Écho des sirènes, septembre 2011

© Pierre Tissot
On y est, retour à la Perle Noire, le paratge des Sirènes reprend, enfin ! Enfin, quoi…
Nous suivons la formule, atelier initiation en première partie, sauf qu'on se retrouve avec une initiation où les initiateurs sont presque plus nombreux que les futurs initiés. Heureusement, Bruno est parti rattraper ses 13.000 ans, 2 mois et un jour de boulot en retard, ce qui a permis au clan des initiateurs de se retrouver à part égale avec les apprentis. Cela étant dit, il est observable que depuis presque deux ans que le paratge a ouvert ses portes, l'atelier initiation est en réanimation permanente, les gens viennent partent, palabrent, reviennent, repartent, s'excusent, regardent, s'en vont. Enfin, il faut croire que le monde est mal fait en Languedoc-Roussillon, car lors de notre stage dans le Toulousain, on tombait sur des affamés de la vielle qui rêvaient d'avoir chez eux ce que nous proposons chez nous. Histoire d'herbe, de couleur et de pré du voisin ?
Je ne crois pas, puisque l'un d'entre eux, Joseph — pour ne pas le citer — m'a dit qu'il serait sans doute dans le coin en novembre et décembre, et qu'il passerait bien nous voir à la Perle, une autre proposait de faire le déplacement si on avait de quoi la loger. Malheureusement, s'ils viennent, cela tiendra plus de la visite de courtoisie, il les faudrait plus proches pour pérenniser les choses.
Suis-je amer ? D'un côté, sans doute, puisqu'on me rappellera que quelques opiniâtres, d'acteurs du premier atelier et spectateurs du second, onT finit par participer à ce dernier, preuve incontestable de leur évolution et du bien fondé de l'initiation ; d'un autre, ce va-et-vient permanent qui tend vers la raréfaction du participant au premier atelier me fait craindre qu'on soit obligé, par manque d'aspirants, d'expirer, pour s'entendre dire, des mois plus tard, directement ou indirectement, que  «  y en a que pour les confirmés  » ou  «  pourquoi avez-vous laissé tomber le premier atelier ?  »
Donc, l'inoxydable Sylvia était là et Michèle fit sa réapparition que nous espérons plus qu'annuelle. Cette année, la décision est de faire simple : on commence par un morceau dont on joue les deux voire trois phrases ad libidum et qui servent de canevas pour travailler les différents coups de chiens. Si on avance, on en apprendra un deuxième, et ainsi de suite, ce qu'on appelle la technique d'un pied devant l'autre. Mais à propos de pied, il va falloir s'en mettre quelques coups au Q, pour travailler entre les paratges. Chaque exercice dûment enregistré est posté en téléchargement sur la dropbox. Au paratgeaïre d'aller le rechercher et de bosser. Si vous avez des questions, le courriel est là. À moins de venir vieller à votre place, on ne peut faire plus. Domna Fortuna, nous apporteras-tu un lot de primoviellants ?

Petite gargote hispanique, puis atelier confirmé. Si nous regrettions David, nous vîmes réapparaitre Marou (je vous évite tous les calembours possibles entre le nom et la vielle). Là, le paratge était presque au complet. Comme un début, on raconte, on se raconte, on rejoue les morceaux, cela permet de se rafraichir la mémoire et de montrer à Marou ce qui se fait. Ce que nous avons oublié, à force d'y baigner, c'est que l'ensemble de vielles c'est un groupe trop timbré, ça vous vrille un nerf auditif non-averti, comme notre ancienne nouvelle venue nous le fit remarquer d'un ton narquois dans un mail. Hé oui, mais c'est si bon. On tente d'affiner le "Tripoli" ou le "Chypre", j'y perds mon latin avec ces appellations d'origine incontrôlée, Patrice lance des pistes pour de nouveaux morceaux, ce qui provoque une réaction en chaine, depuis, dans les esprits de chacun. Du coup, il y a de fortes chances que le prochain paratge voit une tempête de cerveaux pour choisir les nouveaux morceaux. Challenge de cette saison, faire 3/4 d'heure pour pouvoir donner dans le hit and run musical, mais pouvoir aussi s'installer dans la longueur, si besoin. Le gang des vielles à roots va encore frapper !!!

Pierre.

N.B. toi apprenti, qui chercherait la Perle Noire pour venir nous rejoindre. Laisse passer octobre, nous ne serons pas là pour cause de paella. Rejoins-nous en novembre, le premier mercredi du mois.

N.B. Marine, si tu nous reçois fais nous signe, ta vielle-mère est inquiète.

Le Paratge des Sirènes
Chypre

vendredi 30 septembre 2011

La tròba, septembre 2011

Davantage de vielleurs dans le public que sur la scène : le pari était difficile, mais le Paratge a réussi ce tour de force, le 15 septembre dernier.
À l'occasion de la sortie finale de l'anthologie chantée "La tròba", un concert du Troubadours Art Ensemble, dirigé par Gérard Zuchetto, était donné au Cirdòc de Béziers. Parmi les artistes interprétant ce magnifique répertoire, Patrice Villaumé nostrum et René Zosso viellaient tour-à-tour les roues de leurs instrument. Un kop exceptionnel, constitué de musiciens du Paratge, s'était groupé dans les fauteuils de l'auditorium : Pierre, Jean-Brice, Pascal et Marc (qui nous rejoindra bientôt, les mercredis) veillaient tour-à-tour pour guetter les modalités d'usage…
Suivant la narration, concise mais ô combien évocatrice, de Zuchetto, le quarteron des vieux cyclothymiques de la vielle s'est laissé balader de la cour d'Alfonso lo Sabio à Marseille, en passant par l'Italie, le sud et le sud-ouest, tous pays de la tròba. Un fort beau moment de musique et... oh magie des timbres, de la rocailleuse voix de Zosso à la douce intensité du souffle de Mistral, en passant par tout une suite d'interprètes à l'accent et aux timbres variés.

P. & P.

© Trob'Art productions

mardi 26 juillet 2011

L'Écho des Sirènes, juillet 2011

© Pierre Tissot
Paratge d'été, à Gallargues-le-Montueux, ce 6 de juillet.

Bruno, Pascal, Pierre, Patrice et Sylvia — et Jean-Brice —, un quintet de vielleux, quartet quarté+ de viellistes qui se sont régalés des bonnes assiettes relevées par Maître Jérôme. Où il fut question de concocter nos vacances à Rodez, aussi. L'art de monter un répertoire, ce n'est pas rien. Mais l'art de monter une sauce barbecue tel que le fit Jérôme, c'est incomparable.

Prochain rendez-vous, au pays de l'aligot : espérons que le cuisinier soit à la hauteur…

Pascal.

mercredi 29 juin 2011

L'Écho des Sirènes, juin 2011

© Pierre Tissot
Le 1er de juin : Paratge et… bouillabaisse à la Casa Pepe !

Le premier repas officiel du Paratge s'est déroulé dans la folie d'un festin. Pour ceux qui avaient le bourdon, ce fut plat unique arrosé d'une soupe de poissons qui a autant laissé de traces niveau ceinture (on ajoute des crans aux sangles de vielles) que dans les mémoires…

© Casa Pepe

Le véritable procès-verbal de ce Paratge a été noyé par une sauce méditerranéenne, désolé. Oui, désolé, c'est du gâchis, cette assiette renversée. Mais avec tout ce poisson et ces bardes talentueux, le repas a vite tourné en ripailles gauloises !


Pascal.



PS (9 avril 2012) : On n'y croyait plus ! Pierre vient de retrouver le papier égaré lors du Paratge de juin dernier. Il était là, dans une poche de son bermuda de l'été dernier. Aucun doute, le carbonne 14 faisant foi, il s'agit bel et bien de la chronique narrant la virée chez casa Pepe, dont les jeunes d'aujourd'hui ont tant de fois entendu parler. Hélas, quelques bribes imbibées de la sauce maison ont entaché l'un ou l'autre mot, mais la retranscription permet, tout de même, de comprendre l'essentiel.


Allez, allez, entre deux coups de gouges et trois de ciseau, je m'impose une pause et j'invoque Neptune, qu'il me donne l'inspiration pour un dernier Écho des [illisible] avant la coupure estivale : le Paratge de juin. Il fut restreint, si je puis dire, à ceux et celles qui, depuis septembre, ont participé à ces rencontres mensuelles pour préparer l'Estiv[illisible]. Mais il fut plus étendu dans son amplitude horaire, puisque rendez-vous était donné dès dix heures aux paratgeaïres et ce, pour une rencontre jusqu'à vingt heures.
Premiers arrivants, Sylvia, Bruno, Bernard et moi remplîmes la galerie de nos palabres, car avant de mettre en chauffe le moulin à poivre, tout bon paratgeaïre doit mettre en action le moulin à paroles. Pour ne pas attaquer sans prépa et risquer le claquage de phalange, Sylvia et Bernard partirent à pied à la chine, car un marché des vieux objets et autres brocantes se tenait à Agde. Puis, petit-à-petit, arrivèrent David et Patrice, pour un tube de l'été, Jibé, essoufflé depuis le fin fond du Gévaudan où il rencontrait le luthier ermite de Chambaron avant sa transhumance bigoudaine, Lo Sergio, avec vielle et barbichette, Marine, en train, puis cum pedibus à défaut de voiture, et enfin, avant qu'il ne soit trop tard, Pascal, jovial et à la bourre. Au cours de cette journée, à peine coupée d'un casse-croûte façon auberge [illisible] à un horaire où même un Ibère sans faim ferait des bruits de ventre, nous mîmes en place avec toujours une belle escorte de discussions, pas toujours en rapport avec le schmilbl[illisible] (mais c'est aussi ça la magie du Paratge), les différents morceaux à proposer pendant l'après-midi ruténois ou pour l'opération terroriste du [illisible]. À ce propos, s'il était question de tenir les lieux scéniques sous la menace de nos vielles pendant vingt minutes, la durée d'attentat (soyez sûr que les R.G. sont à présent sur votre ordi) est revue à la baisse.
Mais revenons aux munitions. "Mazurka Marine", dont on ne savait plus à quelle version se vouer mais dont on a retrouvé le nord 440. "Grunchasko", son alphabet heptatonique et son rythme à neuf [illisible]. "En el monte", qui se monte et descend avec moins de torture que le Golgotha. "Domino", sa voix principale, sa teneur et sa vue sur la plage. "Chypre" ou "Treep au lit", pour la bonne bouche, et au cas où, on sait jamais. En bonus et en vrac... "Les Jolivesques" : branle et scottisch, qui n'est pas un onanisme grégorien en kilt. "Cavalcando", pour les plus [illisible]nâgeux d'entre-nous. Sur la planche derrière le pain... Les trois scottisches de Lefeuvre, que notre duo estival (Patrice et David) exécuta de mains de maîtres et d'un doigté agile à 412 à la noire. Bernard, venu en sympathisant du mouvement attentiste ou attentatoire, jetait l'éponge et pensait avec nostalgie à l'harmonica.
Fin de la première partie. Et là, mes fans (si, si, j'en ai) se disent : « comment va-t-il nous faire le coup de la deuxième partie ? » Et bien, la deuxième partie fut digne d'un Rabelais en version marine. Une fois les roues au repos, nous descendîmes, entre chien et loup, dans une gargote de pirates : La Casa Pepe. Le repaire des Catanzano, pour une bouillabaisse d'anthologie offerte par L'Imaginaïre. Cette dernière, pour la paix des ménages, conviait vielleux et compagnes, compagnons ou comparses, autour de la table. Après une présentation toute en verve de notre Bruno amphitryon pour l'occasion, Aymé ouvrait les hostilités. Les mots me manquent par inadéquation ou trop fort afflux pour décrire ce plat de légende, les poissons, comme les convives, vinrent par paire sur les assiettes et pour ceux qui, comme moi, laissèrent assiette nette après avoir épongé au pain la moindre goutte de rouille, il y eut un deuxième service tout aussi copieux. Quel repas, quel repas !!! Le tout accompagné des vins… Gloire à cette fin de saison de forts bons Paratges. Nous nous quittâmes dents du fond à la baignade entre rires, parlés forts façon Sud de France™, et prévisions diverses et variées.
À propos de prévision et pour clore la chronique, après le paratge bouillabaisse, le paratge bonus, dit paratge de juillet, dit paratge piscine, le [illisible] de juillet chez Sylvia et Jérôme. Je retourne à mes gouges.

Pierre.

mardi 31 mai 2011

L'Écho des Sirènes, mai 2011

© Pierre Tissot
Aucun résumé disponible.

Le 4 mai 2011, vielleuses et vielleurs auraient-ils davantage joué qu'écrit ?

Peut-être un moindre mal...

mercredi 27 avril 2011

L'Écho des Sirènes, avril 2011

© Pierre Tissot
Aucun résumé disponible. Pourtant, ce 6 avril 2011, le Paratge a résonné, on vous l'assure. Les sirènes aussi, d'ailleurs.
Nous fêtions alors les anniversaires d'Oswaldo Piazza et de Patrick Hernandez. Aucun rapport. Non, non, ne cherchez pas, aucune incidence sur le fait que vos chroniqueurs habituels n'eurent pas été plus inspirés qu'une mouette au-dessus d'un ruisseau.

jeudi 31 mars 2011

L'Écho hors-série : Stage Grégory Jolivet, mars 2011

© Pierre Tissot
Comme indiqué sur l’image, ce mensuel est un Hors Série Stage. Vous allez donc devoir vous farcir le compte-rendu.

Ce week end du 19 et 20 mars avait lieu, à L’Isle-Jourdain, un stage avec Jolivet ; pas le comique, le vielleux (on a du la lui faire des milliers de fois et comme je ne revendique pas l’originalité, je donne dans le facile). Chronologiquement : nous partîmes cinq (Marine, Sylvia, Roxane, David et moi), le perfide Jibé était en balèti au Zénith de Saint Go Dance. La motorisation du stage était proposée par Sylvia, dont le mari a tiré les plans de Goldorak. Essayez donc de conduire sa tire et vous verrez que je n’exagère rien. Guidés par une gonzesse à voix d’hypermarché depuis son satellite (qu’elle partage avec un anglais, un allemand, un hollandais, un finnois...), nous fîmes un crochet chez magister Grandchamps, Grandchant, Grenschen (merde, je sais pas comment ça s’écrit...), qui ne ressemble plus au vilain prof des Arts Décos que j’eus dans ma prime jeunesse (je vous emmerde avec mes états d’âme, mais c’est si important pour moi). Une fois extraits de l’antre du farfadet de la ville rose, je mis les rétroboost fusées direction L’Isle-Jourdain.
Je vous passe les péripéties de plein de gaz, car la Sylviorak marche au gaz de ville (bien meilleur que celui des champs), où risquant la panne sèche, je proposais un bon cassoulet pour permettre un plein pirate.

Venons en au stage : 12 participants, n’en déplaise à Dan Brown, 7 Toulousains, 4 Héraultais et une Gardoise. Composition des équipes : 5 paratgaïres contre 4 conservatistes occitans et 3 associatifs d’une asso toulousaine. Si nous étions numériquement moins nombreux, nous donnâmes le change par la qualité : des initiés volontaires, des confirmés qui s’accrochent. Le sieur David en a d’ailleurs profité pour nous rafler quelques bons points et un essai transformé de petits enjolivements chiennesques, qui nous valurent l’œillade complice de maître Jolivet. (Je fais une parenthèse pour vous annoncer ma perte de pucelage puisque, j’ai enfin fait mon premier stage de vielle à roue, fermez la parenthèse).

La première journée finie pour Jolivet — si on excepte son animation du bal le soir —, nous nous retrouvâmes tous pour continuer à vieller dans les gradins du Stade Olympique de Rugby de L’Isle-Jourdain, on ne pourra pas dire que les vielleux sont irrespectueux des traditions locales. Le soir et une bonne partie de la nuit furent occupés par le bal, avec une succession de formations de haut vol, si ce n’est quelques réserves concernant le premier groupe, selon certains, mais comme nous avions le nez dans la garbure et que nez occupé n’a pas d’oreilles... Bien sûr, nous eûmes un duo Pinson/Jolivet (« Grégoooooorrrrrrryyyyyy ! » criaient certaines, que je ne nommerai pas et qui en pincent pour Jolivet). Je pris conscience qu’il y avait une guerre silencieuse entre le Breton et l’Auvergnat, l’an dro et la bourrée, puisque je pus entendre successivement Roxane pestant contre le trop plein de bourrées et Garance contre la gavante gavotte. Je me gardais de rapporter à l’une les propos de l’autre et vice-versa, « paix aux hommes de bonne volonté ». Nous finîmes tôt le matin et nous nous sommes retrouvés quelques heures plus tard pour la suite du stage, après une courte nuit passée dans un hôtel décoré par l’équipe plateau de Derrick pour certains et une nuit façon un plaid pour deux chez Olivier, pour d’autres.

Cette seconde journée fut l’occasion de nombreux échanges entre nous et avec Grégory. Signalons l’entrevue exclusive qu’il accorda à notre correspondante locale du paratge : Marine. Fermement décidée à rencontrer ce demi-dieu (c’est pour pas faire de la lèche) de la vielle, elle mit tout en œuvre et arriva à ses fins. Au grand damn d’une deuxième fan extatique, dont Sylvia pourrait narrer longuement les chaudes divagations.
Le travail de ce jour a consisté entre autres à mettre en place un morceau, ligne principale et accompagnement, que nous devions jouer en fin d’après-midi, et de stage avec les très rares stagiaires (2) accordéon. Ce qui fut fait avec brio et surtout plaisir.

Le Paratge des Sirènes en stage, le samedi © Carnaval Gascon

Le Paratge des Sirènes en stage, le dimanche © Carnaval Gascon

Résultat des courses, un fort bon stage, dans une bonne ambiance, avec un Jolivet qui ne dément pas sa réputation de virtuose, de gars sympa, sans grosse tête, accessible et pédagogue. Un paratge qui a justement montré son bon parage, au point que deux Toulousains, forts motivés, sont prêts à venir nous voir un de ces mercredis (l’une du conservatoire, l’autre de l’asso pour respecter la parité). Sylvia, qui n’en rate pas une, est même arrivée à glisser l’idée à Grégory de venir nous faire une petite session si d’aventure il était dans le coin, en lui expliquant le paratge. Étant un peu marchand de tapis à mes heures, j’ai pris la liberté de lui parler de la bouillabaisse party qui se profilait à l’horizon. Pour finir, malgré le fait qu’ils ne le liront pas, je tire mon chapeau aux organisateurs qui avaient l’air de gérer un village gaulois gavé de potion magique avant une romainade, en gros un joyeux bordel organisé, avec un dévouement et une sympathie extraordinaires.

Lo Piero pour la paratge team.

N.B. Dernière chose, sire Jolivet est sans commune mesure bien plus fort à la vielle qu’il ne l’est en génétique, mais je laisse le soin à Sylvia et Marine de vous expliquer pourquoi.

jeudi 24 mars 2011

L'Écho des sirènes, mars 2011

© Pierre Tissot
Amis de la paratgie, mars étant un mois au rabais vous aurez un écho au rabot ; d’autant que, nous fûmes, comme les jours de février, peu nombreux. Pas Patricia, pas Patrice, pas Pascal*, mas Marine oups pas Marine, pas David, Lo paure Christian toujours aux abonnés absents mais que nous espérons encore et toujours, prompt dans le rétablissement. Enfin pas les ponctuels passagers d’un ponctuel paratge dont j’ai oublié les prénoms puisque je ne les retiens que très difficilement.

En atelier initiation, où une fois n’est pas coutume, j’arrivais avec un bon gros retard, nous avions la joie de retrouver Lo Sergio qui, profitant de l’effet de surprise annonçait au groupuscule : « La prochaine fois, je viens au confirmé ». CHICHE !!! Tout ça pour bénéficier de la gastronomique auberge ibère.

En deuxième partie, nous étions quatre, comme les doigts des Schtroumpfs, l’inoxydable Sylvia, Bruno le conteur au coin du feu, le jovial Jibé et le verbeux chroniqueur qui vous écrit. Il n’y a qu’un mot pour la décrire : domino.
Non que nous entamâmes une partie de ce jeu immortel qui fit la joie du cabaretier avant l’invasion marshalliste des flippers, mais bien, ce morceau médiéval manuscrit, retrouvé sur un parchemin de peau humaine caché par un franc-maçon qui devait passer à la question, dans l’œil gauche de la statue du treizième apôtre inconnu (car conservé par une secte protonéonazi fondée par un des nombreux fils adultérins de Néron) dont le rayon vert du vitrail de Strasbourg éclaire l’auriculaire gauche qui montre la direction de l’œil aux équinoxes, les jours où les rayons de la pleine lune viennent la frapper, c’est-à-dire tous les 427 ans (ceux qui ont tenu jusqu’ici gagnent l’intégrale de Dan Brown en coloriage, à retirer dans la librairie la plus proche). Mais je m’égare, revenons au "Domino", passant de l’une aux autres, c’est à dire de Sylvia au binôme Bruno, Jibé, je montrais les deux phrases du morceau (heureusement que j’avais bachoté comme un malade trois jours avant).
Au cours du repas, entre deux discussions sur les royaumes de truanderies, le père Bruno s’est transformé en Papa Brunoël en proposant aux chauffeurs divers et variés de défrayer les frais d’essence, de gaz, de charbon ou d’avoine pour les prochains paratges et autres manifestations, qu’on se le dise ! Voilà donc pour ce Paratge de mars.

* Éminent co-rédacteur du dernier Écho, qui fit dire à certains qu’il fallait faire un livre, à d’autres acheter un fauteuil, des pantoufles et prendre deux heures pour le savourer comme un bon Armagnac, à quelques-uns que cet étouffe chrétien typographique empêchait l’estomac cérébral de s’empiffrer jusqu’au bout, enfin, à Bruno, que ça tournait aux bons mots façon France Culture (reste plus qu’à préparer des trucs à la Bigard façon France Cul ;-)

Pour les fervents admirateurs de ma prose, qui est à l’écrit ce que la logorrhée est au verbe, je m’en vais vous en ficher du supplément !
Écho des Sirènes — supplément dates.
Suite aux diverses discussions qui égaillent notre hacienda sur le pouce de 19h30, on a mis au clair les prochaines dates et de paratge, et de sorties :
Le paratge reste toujours fidèle aux sirènes, donc les mercredis 6 avril, 4 mai et 1er juin sont les prochaines dates. Cependant, le 1er juin est un paratge à la journée, début le matin, casse-croute à midi et après-midi toujours studieuse, enfin soirée bouillabaisse (légendaire) à la Casa Pépé, offerte par le Paratge (compagne et compagnon peuvent s’y joindre).
Pour les sorties :
Samedi 30 avril. Pour cause de 11 septembre et de première partie chargée, l’attentat sonore se transforme en vielle-vernissage et petit-fours (pour la joie des pique-assiettes) au Printival de Pézenas.
Samedi 28 mai. "Agde 2600 ans d’histoire" (j’en déduis qu’on compte tout ça, avant la création du bistro Hélène, succursale de l’ouzo de Marseille. C’est pour le côté blaguons façon Canard Enchainé).
Lundi 25 juillet. Expo Luthier Innovation, concert pour la Fiest’Agde. 
Jeudi 28 juillet L'Estivada de Rodez.

Pierre.