Rechercher dans Le Paratge des Sirènes

mercredi 19 juillet 2017

Un mot fléché : vielle ?

D​es mots fléchés, avec le vocable qui nous rassemble toutes et tous autour de la même passion ? Non ??! Est-ce possible : vielle serait cet instrument à cordes de la définition ? (En cliquant sur l'image, l'on y voit mieux.)



Sans remplir les cases de cet exercice déniché par Eva, l'on ne saura.
C'est l'été, et vous êtes dans une chaise longue : à vos crayons !

Pascal

mercredi 10 mai 2017

À vendre : vielle de 1884/85
commande de Béchonnet à Pajot

C'est décidé : vous voulez acheter un bel instrument, et vous filez en quête du vide-grenier dominical, pour dénicher la vielle de vos rêves. Une Pajot, une Pimpart, une Nigout, une reluisante Chougnard® d'époque ?

Entre les services en fausse porcelaine, les almanachs, les pupitres d'écoliers  et les copies de violon Stradivarius, vous avez, enfin, repéré le stand où de jeunes gens qui ne savent rien à l'art et à la poésie sonore se débarrassent d'une machine infernale qui prenait poussière dans les combles de cette vieille maison de village achetée en viager il y a si longtemps.

Voici les détails d'un instrument nouvellement en vente, dont l'annonce vient d'arriver à la rédaction du Blog qui bourdonne.
Il serait dommage que cette vielle ne joue plus, et qu'elle finisse en vitrine à subir les assauts du chauffage central…


Vielle à roue Joseph Béchonnet, commandée à Pajot
À vendre, cette vielle fabriquée circa 1884/85
Révision par un luthier, nécessaire
Vielle ronde
Six cordes
Tête sculptée
Accord actuel en Sol/Do
L'histoire de cette vielle est rappelée par le courrier adressé par Béchonnet à Pajot.







































Prix : 4000 euros
Contact : leparatge [a] gmail.com

mardi 28 mars 2017

L'Écho des Sirènes, février 2017

© Pierre Tissot
Calandreta de Pézenas, premier mercredi de février.
Le Thierry est là, la mine goguenarde malgré les galères de santé qui l’ont empêché d’être avec nous, le mois précédent. Alain, qui a tiré son bonnet à Cousteau, me donne la sensation qu’il est parti pour jouer de la vielle à mérou (je me garderai d’un jeu de mots en rapport avec l’aérophagie de ce dernier, pour garder intact le cordon sanitaire, institué par Pascal, qui nous sépare des sonneurs de cornemuse). Peu après, arrive le Jibé, qui me semble avoir pris un coup de vieux, et la Marie, pimpante et souriante (normal, elle a évité notre bouffeur de prof préféré). Max se remet de l’accompagnement tortueux du mois précédent, Camille fait le Paratge buissonnier, Zack a disparu (pléonasme pour un magicien), mais nous assistons à deux miracles : Fabien est parmi nous, il nous expliquera qu’il n’a pas reçu officiellement les papiers et autres tracasseries qui vont le mettre dans la m… pour ses déplacements futurs ; Ana revient au Paratge ! À présent maman du petit Pablo, elle profite d’un peu de temps pour venir vieller avec nous.

Le premier atelier s’engage dans une bonne ambiance. On travaille sur "Coma", nom donné au morceau du XVIe que nous avons savamment bousillé avec le compère Pascal, Max étant le seul vielleux sérieux de ce trio. Il fait référence à l’accordage de nos vielles et, au résultat d’une écoute prolongée de l’enregistrement, tellement … (mettez le mot que vous voulez), que le père Jibé s’est fendu d’un enregistrement pour que la troupe puisse travailler.
Je note des pattes d’oie aux commissures des paupières de ce dernier, le morceau l’aurait-il à ce point éprouvé ?

Alors que nous sommes en plein travail, Patrice et Pascal arrivent ; nous voyons, soulagés, que Patrice a reçu sa vielle. Non, qu’il en ait commandé une, mais ce dernier était à Glasgow, pour un concert de la Banda Europa à laquelle il participe avec Pascal Lefeuvre et Thierry Nouat. Il n’était pas sûr de recevoir son sarcophage dans les temps pour pouvoir nous rejoindre.
En guise de transition, alors que nous travaillions sur un rythme irrégulier pour "Coma", ils nous proposent de décaler ce dernier sur le tour de roue. Le challenge nous occupe un bon moment dans les deux sens du terme.


De l'improvisation… © Jean-Brice


Puis, on bifurque pour revenir au travail sur les rythmes impairs du mois précédent. Pascal entraine Magalie dans le couloir pour un plan base : il s’agit de travailler les rythmes de base sur un morceau de base. C’est aussi ça, le Paratge, une polymorphie multiple, afin que chacun, autant que faire se peut, puisse s’y retrouver.


1-1-2-1-1-2-1-3-1… © Jean-Brice


Puis on passe à table. Thierry règle les appareils de son escadrille (ils sont à présent plusieurs à posséder leur Havond), puis nous rejoint, Ana nous abandonne pour retrouver Pablo que le chien fait rire (un futur vielleux ?), Alain s’éloigne pour se rendre à une réunion — avec son bonnet, ils vont bien sentir qu’il revient de la pêche aux tons.
Nous nous apprêtons à fêter un évènement comme il se doit : l’anniversaire du Jibé. Lui, qui s’est tant de fois défilé lors de précédents Paratge de février, a décidé d’affronter ce coup de vieux qui nous touche tous annuellement.

Ceux du Paratge nous racontent le stage avec Patrick Bouffard, qui fut l’objet de franches rigolades et d’ambiance détendue. Outre que le plus gros des effectifs était issu de nos rencontres, ce stage fut fructueux pour tous ; les absents regrettant de n’avoir pu en être. Patrice nous raconte son périple, sort un dépliant, nous fait voir des vidéos, nous allèche.
Vient la séquence nostalgie, où nous nous remémorons les bons souvenirs du Paratge, et il y en eût une palanquée : le pèr’Bruno vielleux tutélaire des rencontres, la faune agathoise multiple et variée, la Casa pépé, Sylvia la cantinière de la troupe, Frouvelle, les Tournicotons, Force et honneur le duo keupon à iench, Séraphin critique en humanité, Lulu la sétoise… Les nouveaux découvrent un univers loufoque, croquignolesque avec force rigolade et poilade à tous les étages.
 Comme Marie est là (comme dirait Tino), nous ne sommes pas privés de dessert, et c’est un succulent gâteau au chocolat qui vient ponctuer la vieillerie de notre Jibé, qui brouille les pistes quant à son âge. Quand on est un vieux à roue, on assume, même si c’est pas coton.

Pour finir, un exercice intellectuel qui nous vient de Patrice San, grand maître de philosophie : « Comment décrire une boule de billard sans parler de sa forme et de sa couleur ? »
Thierry a proposé une réponse. À vous…


Pierre

mardi 21 février 2017

L'Écho des Sirènes, janvier 2017

© Pierre Tissot
Bon, ben, on y est… 2017 et… le premier mercredi du mois, nous voilà à nouveau réunis. Il semblerait que les vœux de santé ne soient pas de mise, puisqu’il nous manque Marie, Camille, Thierry, Jipé… Pourvu que ça ne soit pas les microbes, qui les ravissent à la sirène.
Nous avons tout de même Magali, Fabien, Alain, Jibé, Max et… tadaa !!! Zack, qui nous arrive comme un lapin sorti du chapeau ou une colombe d’un bazooka. Plus tard, nous rejoignent, pour le second atelier, nos duettistes du double P, j’ai nommé : Patrice et Pascal.
Et que fit tout ce petit monde ? De la vielle, et, en plus, à roue, mon bon monsieur !

Et là, il faut dire qu’ils se sont surpassés, les bougres, comme dirait le cathare (celle-là, elle est à tiroir, ce qui est mal commode pour la comprendre) ; non pas en atelier — quoiqu’il y eut sueur et grincement de roue —, mais plutôt dans un morceau du XVIe (siècle, pas arrondissement), bruyamment interprété par un infernal trio : Max, Pascal et l’auteur de ces lignes. Un accordage savamment aléatoire, un rythme « d’enterrement de fourmi » (terme labellisé par Kakine), pour une interprétation qui fit saigner les oreilles et pour longtemps.
Au chapitre du confirmé, travail que sur des rythmes impairs ; les mauvaises langues dirent que Patrice révisait ses morceaux, qu’importe diront les autres, si ça apporte, et pour apporter, ça a apporté.


Quand le Paratge aborde la table (d'harmonie) © Pascal

C’est, les doigts endoloris, que nous abordâmes la table ; mais, après un verre ou deux, c’était reparti. Au menu, Zack flingue les profs, Magali s’apprête à demander l’asile politique (elle est prof), Patrice dédivinise le Christ, Jibé encense le Béziers Rugby, Fabien voue aux gémonies ceux qui lui ont fait carrément péter le permis de conduire, Max et moi enfilons, comme des perles, les jeux de mots laids pour les gens bêtes… et, par-dessus, quelques réflexions sur la politique s’invitent à la table, oh putain ! c’est 2017 ! Meeeerde ! Pas besoin d’être Michel de Nostredame (qui avait une résidence secondaire à Pézenas, mais ceci est une autre histoire…), pour présager que Bfmtv, I télé, mediapart et autres canards plus ou moins enchainés vont, par procuration, s’inviter à notre table.
 Heureusement, notre preste prestid’agitateur, nous fait un numéro de smartphone, qui consiste à le laver avec un kleenex, façon nettoyage auriculaire de Don Salluste dans la Folie des Grandeurs. On s’esbaudit, on applaudit, puis, notre gardien, qui, en nous entendant se dit : « ils rient haut de janvier », vient nous chercher.

Nous quittons les lieux, après embrassades. Épisode bonus — bonus track, en langue de Molière (qui soit dit en passant, passa à Pézenas, mais ceci est une autre histoire…) : alors que je suivais la guimbarde des deux P (Cf. plus haut), cette dernière cale. Je m’arrête, le Pascal opère à capot ouvert, et me dit que tout va repartir ; en-effet, elle repart. L’un derrière l’autre, nous reprenons la route.
Une centaine de mètres plus loin, les condés, la maréchaussée, les keufs, ont arrêté une camionnette blanche ; nous passons sur la pointe des pneus. Nous apprendrons, plus tard, que c’était notre pauvre Fabien qui subissait un contrôle ! Quand on pense aux conversations de table, on pourrait craindre que Zack révolvérise Magali, que l’esprit du père Combes apparaisse à Patrice, que l’ASBH remonte au classement, que Max et moi nous mettions à avoir de l’esprit ; heureusement, il n’en est rien.
Cependant une question reste en suspens : comment allons-nous retrouver Fabien ?


Pierre

mercredi 8 février 2017

L'Écho des Sirènes, décembre 2016

© Pierre Tissot
Écho de décembre en novembre. Comme dit le bon proverbe : décembre en novembre, Pâques à la Chandeleur.

Ainsi, dérogeant à la Règle du premier mercredi du mois, le Paratge se tint, et le premier, et le dernier mercredi de novembre.
Qu’est-ce-à dire ? Deux compères animateurs d’atelier ne pouvaient être présents le mercredi suivant, il fut donc voté (sans bourrage d’urne), à l’unanimité, de déplacer la rencontre.

C’est donc en nombre que le banc de rames se complétait, ce mercredi 30 novembre 2016 à la Calendreta des Polinets. Dans une régularité métronomique, mais pas trop nomique non plus, se succédaient les deux ateliers qui font désormais la réputation du Paratge.


Rame, rame, rameurs, ramez © Pierre

Nous attendions Ana, qui n’y fut pas, Jipé, disparu des radars, et Camiiille, toujours retenue à Montpellier.
Sinon, il y eut du monde. Tours de roue, coups de chien, morceaux, exercices et conversations divers, tout y était à des niveaux variés.

Le repas hors sac fut, une fois de plus, l’occasion de parlotes et bons mots ; puis, ce fut l’heure du poton, pour le dernier Paratge 2016.


Patrice et Jean-Brice, nez dans les voiles © Pascal

Cordages, toutes voiles dehors © Pascal

Deux jeunes moussaillons : Pierre et Thierry © Pascal

Pierre