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mardi 3 septembre 2019

L'Écho des Sirènes, juillet 2019

© Pierre Tissot
À cette heure, tout le monde traverse le Lez et prend la route qui mène à Clapiers. Non, pas pour s'en aller participer à la Fête de la tomate — c'est trop tard, elle avait lieu avant-hier —, mais, comme chaque année, le Paratge de rentrée a lieu là-bas, au bout du Chemin des Peintres, chez Marc et Kakine, et c'est autrement immanquable !
Mais avant cette VIIe édition clapiéroise, narrons succinctement le Paratge précédent.

Deux mois se sont écoulés, depuis le dernier atelier. Une session qui se déroulait début juillet, sous la canicule et les forêts de spiruline de Tourbes.
Au programme de cet après-midi bourdonnant : des mots-croisés, quelques morceaux à cinq vielles (Magalie, Marie, Max, Patrice, Pascal), une récréation polyphonique tahitienne, un barbecue en compagnie de Raphaël et de Gilles.

Partage des Sirènes de Tahiti, guest star : Raphaël © Gilles

Un petit Paratge qui s'est terminé, comme l'année dernière, par une averse bien devinée.

Un Paratge hors-les-murs, dont la chronique devait être rédigée par notre hurdy gurdy girl au millier de noms. Hélas, pour notre lecture, notre rédactrice, grandement occupée à vieller pour préparer le Paratge de Clapiers, a abandonné la plume pour s'emparer de la manivelle. La voici (sous les traits inattendus de Romain Monsterlet) bien confuse, rouge de honte — à l'instar d'un Pierrot nous privant, ce 3 septembre, de sa poignée pour gesticuler du pinceau — de n'avoir assuré ladite chronique estivale promise…

Hurdy-Gurly Girl © Romain Monsterlet — www.deviantart.com

Pascal

mercredi 28 août 2019

Stage d'été avec Pascal Lefeuvre

Alors... Ce stage de vielle à roue restera pour moi un moment fort, et pas seulement de l'été.
Pour commencer, ce fut rencontrer Pascal Lefeuvre, dont la vielle a bercé tant de mes années ; un artiste qui a, sans le savoir, grandement embelli ma vie. Et ce ne fut pas simplement rencontrer Pascal ; ce fut être avec lui et tous les compagnons de fortune cinq jours durant, du petit-déjeuner aux concerts du début de la nuit.

Ce stage fut un bain sonore et chaleureux, où la pratique soutenue de la vielle à toute heure jouait en fond d'une pièce de franche camaraderie, de partage et d'éclats de rire autour d'une foison de spécialités culinaires de tout l'hexagone (Pascal M., nous n'oublierons jamais ta p'tafine, tes chansons et ta joyeuse folie douce). Sous l'attention et le regard bienveillant de Chantal, sainte Marthe de ces lieux bénis de la campagne périgourdine, lieux à travers lesquels nous nous égayions à chaque atelier pour travailler en solo les multiples rythmes et mélodies dont Pascal nous donnait la recette. Au vrai, il nous a nourris tel un bon père de famille nombreuse, alternant la vaste salle de stage pour transmettre son art, et la cuisine pour nous concocter de bons repas au bord du jardin. Celui-ci était d'Eden, un havre de calme et de fraîcheur pour s'y reposer, pour dormir ou faire de la vielle à l'ombre des arbres chargés de fruits


Pater familias en son Eden © Philippe

Je me trouvais là et goûtais la chance que j'avais, moi, avec mes balbutiements de vielle, de recevoir dans ce cadre enchanteur les enseignements personnalisés du virtuose en short qui me préparait à manger et partageait cette tranche de vie avec nous, et qui prenait humblement le temps de nous montrer le b à ba dont j'avais tant besoin. Ce ne furent pourtant pas des vacances au club Med de Périgueux. On a bossé comme des dingues. Partant d'un répertoire qu'il nous a demandé en amont de proposer nous-mêmes, Pascal nous a fait faire un voyage d'étude et de pratique intensives de quatre jours à travers la rythmique, les styles, les danses, les mélodies, le lexique, le solfège, et l'entretien de l'instrument. Il nous a donné matière à travailler pour plusieurs années, et ce quel qu'ait été notre niveau de départ.

Virtuose en short © Magalie

Et comme si tout ça ne suffisait pas, nos vielles eurent droit à un check-up expert de Philippe Mousnier, grand nom de la lutherie viellistique qu'on ne présente plus. Avec force gentillesse et explications, Philippe a ouvert les capots, tourné les sautereaux, disséqué chiens et bourdons, ajusté les chevalets ou changé les cordes, etc., et a redonné un coup de jeune à nos vielles. Il s'applique d'ailleurs sans doute cet entretien à lui-même, ou alors il faut qu'il me donne le nom de sa crème de jour, parce qu'en ayant une décennie de plus que moi il en paraît deux de moins. La lutherie, ça doit conserver.

Magalie et ses escort boys, Pascal Lefeuvre et Philippe Mousnier © Anonyme

Apothéose de ces jours intenses, le concert de fin de stage a rassemblé tous les talents et les efforts pour accomplir un tour de force : faire une heure de spectacle avec seulement des morceaux travaillés durant les quatre jours. Alors que j'avais la berlue de me retrouver "sur scène" jouant de la vielle avec Pascal Lefeuvre, le clou du stage fut atteint lorsqu'on entendit jaillir depuis les gradins : "Ouais, ça sonne !!"

Je garde le souvenir heureux et le cœur content de ce stage, ainsi que les multiples enregistrements et notes très précieux pour ma pratique et pour le partage, qui restera un mot clé de ces quelques jours. Un immense MERCI à Pascal Lefeuvre, à Philippe, à Chantal, et à tous les compagnons qui firent de ces jours d'été un beau moment de ma vie. Merci à tous !

Magalie

mardi 2 juillet 2019

L'Écho des Sirènes, juin 2019

© Pierre Tissot
Mercredi 5 juin 2019.

Après l’extraordinaire Écho du 1er mai, brossant en détail dix années d’Histoire du Paratge des Sirènes sous la plume tant astrologique qu’astronomique de Maistre Pierre, il semblait bien difficile de m’amener chez le rédacteur en chef avec, sous le bras, un énième texte qui ferait après ça autant d’écho qu’un vieux pneu.

Il faut dire aussi que le contenu du dernier Paratge ne jouait pas tellement en ma faveur : comment, en effet, retranscrire le chapelet de charmantes histoires priapiques échangées dans un battle par-dessus la table à manger tout au long de l’auberge espagnole ? Comment dire l’excitant surmenage de la course à chiens en rond sur un martelage électronique accélératif au premier atelier ? Ou l’émoi de découvrir la surprise de Jean-Brice, tous tout entiers tendus vers l’écran qui nous fit nous rendre compte que le Paratge était devenu un groupe qu’on pouvait dorénavant s’arracher dans les festivals ?

Le jeu des sept différences © Magalie
Réponse au prochain Écho © Magalie


















J’ai donc pensé à autre chose. Dans les journaux, quand les lecteurs ont bien besogné, ils apprécient de pouvoir s’adonner à quelque vétille ludique de fin de publication. Il m’est apparu que des bribes du Paratge de juin pouvaient dès lors trouver leur place dans des mots croisés. Je n’en ai jamais composés, aussi trouverez-vous ci-dessous un nombre inhabituel de cases noircies.

Rassurez-vous, vous n’avez pas besoin d’avoir assisté à nos ébats viellistiques de mercredi pour jouer, à quelques exceptions près. (Tout au plus, avez-vous besoin de cliquer sur l'image pour l'agrandir ou l'imprimer et l'avoir avec vous sur le transat - NDLR.) Prêts ?



Horizontalement : Magalie
Verticalement : Alexandrine


jeudi 27 juin 2019

Écho de la Fêêête de la vielle #3

Vous avez manqué la Fêêête de la vielle ?!
UUuuuuûûuuh...

Vous y étiez ?

Depuis les terres ou via les airs, au cœur de la foule ou tout en discrétion, nos chasseurs d'images ont zoomé sur les manivelles et les roues.
Voici les images d'un reportage haut en couleurs, avec des bourdons et des chanterelles dedans.

Le film qui a du chien !




Le vielleur masqué.

lundi 24 juin 2019

Jean, cent ans !

Le 1er mai 2019, lors de la Fêêête de la vielle, à quelques pas de la scène musicale du matin, Magalie et Pascal s'arrêtent et posent les vielles près d'un banc.
Une discussion s'entame avec son occupant : quels sont ces instruments, ces bourdons qui s'en échappent...

Magalie connaît l'homme : c'est Jean.
Il nous raconte, par épisodes, sa vie. Sa vie de musicien (batteur), de sportif (tambourin, basket, etc.), de voyageur. Sa vie d'avant, d'aujourd'hui, de toujours.
Plus tard, dans la journée, on le verra arriver jusque derrière le foyer rural, où le Paratge a installé la scène, où nombre d'autres villageois, de danseurs, sont venus participer à la journée organisée par notre ensemble viellistique.

Deux p'tits jeunes du Paratge... et Jean, cent ans ! © Jean-Brice

Jean est né un 24 juin. (Trois jours après la naissance de Guy Lux !)
En ce début d'été, L'Europe est en guerre. Un conflit mondial. On ne sait alors de quoi sera fait l'avenir, mais l'on espère, pour l'enfant, la santé, des joies durant toute une collection de décennies, et, bien évidemment... une vie éternelle !

Une guerre mondiale. La première. Car Jean est né... le 24 juin 1919 !
Oui, du haut de son regard plein de malice, ce 1er mai 2019, presque cent ans contemplaient nos vielles !

Car, ce lundi, ce 24 juin 2019, c'est l'anniversaire de Jean.
Le Paratge des Sirènes est heureux de le retrouver ici, sur ces pages, au milieu des vielles et des bourdons.

Joyeux anniversaire, Jean !


Pascal