Rechercher dans Le Paratge des Sirènes

Affichage des articles dont le libellé est Faire-parts. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Faire-parts. Afficher tous les articles

lundi 24 juin 2019

Jean, cent ans !

Le 1er mai 2019, lors de la Fêêête de la vielle, à quelques pas de la scène musicale du matin, Magalie et Pascal s'arrêtent et posent les vielles près d'un banc.
Une discussion s'entame avec son occupant : quels sont ces instruments, ces bourdons qui s'en échappent...

Magalie connaît l'homme : c'est Jean.
Il nous raconte, par épisodes, sa vie. Sa vie de musicien (batteur), de sportif (tambourin, basket, etc.), de voyageur. Sa vie d'avant, d'aujourd'hui, de toujours.
Plus tard, dans la journée, on le verra arriver jusque derrière le foyer rural, où le Paratge a installé la scène, où nombre d'autres villageois, de danseurs, sont venus participer à la journée organisée par notre ensemble viellistique.

Deux p'tits jeunes du Paratge... et Jean, cent ans ! © Jean-Brice

Jean est né un 24 juin. (Trois jours après la naissance de Guy Lux !)
En ce début d'été, L'Europe est en guerre. Un conflit mondial. On ne sait alors de quoi sera fait l'avenir, mais l'on espère, pour l'enfant, la santé, des joies durant toute une collection de décennies, et, bien évidemment... une vie éternelle !

Une guerre mondiale. La première. Car Jean est né... le 24 juin 1919 !
Oui, du haut de son regard plein de malice, ce 1er mai 2019, presque cent ans contemplaient nos vielles !

Car, ce lundi, ce 24 juin 2019, c'est l'anniversaire de Jean.
Le Paratge des Sirènes est heureux de le retrouver ici, sur ces pages, au milieu des vielles et des bourdons.

Joyeux anniversaire, Jean !


Pascal

jeudi 22 mars 2018

Castanha e Vinovèl : sortida del CD novèl

Les fans de Castanha e Vinovèl apprécieront ce nouvel opus du duo biterrois. Une fidèle suite de danses, rythmées, pareilles à celles qui constituent les répertoires de leurs balètis depuis une décennie.

Pour hausser les sons habituels de quelques précieuses teintes neuves, les deux compères — Jean-Brice Viétri « Castanha » (vielle, chant, percussions) et Alain Beurrier « Vinovèl » (accordéon, chant) — ont misé sur une rencontre intéressante, et aussi naturelle que le costume qu'ils revêtent sur la pochette du skeud : ils joignent à leurs instruments, ceux d'un duo aragonais, Pasatrès, originaire de Zaragoza.
Figuré par Jonas Gimeno (chant et percussions) et Diego Escolano (chant, gaita de boto, musette du Centre, taragota, flaüta, dulzaina), Pasatrès est invité à colorer la toile intérieure, et à cheminer de part et d'autre des Pyrénées, avec nos Héraultais, pour un partage d'horizons en quatuor.




Le set se joue au long d'un enregistrement qui sort, tel un bourgeon, en ce mois printanier.
Mais, également, sur scène, où les quatre amis s'amuseront de mélodies traditionnelles, de certaines compositions et de quelques airs uniques, le 29 mars prochain, au Zinga Zanga de Béziers. Un camin novèl, sous les vents des hautbois et flûtes, contre les touches des vielle et accordéon, le tout lié par de multiples percussions, et en de singuliers échos chantés dans les deux langues, occitane et aragonaise.

L'amic Don Jean-Brice, vielleux de notre Paratge, est l'un des pilliers (le mot est rugbystiquement bien choisi) de cette création originale. Musica, mèstre sansonhaire !


Pascal

mardi 15 juillet 2014

Vagarem, le disque "Codex Bricolia"

En l’absence de découvertes de CD du Moyen Âge et vu l’indigence des partitions dont chacune selon le lieu et l’époque embrasse une nomenclature propre, chaque groupe abordant ce continent de la musique médiévale a le champ libre pour la gradation de son travail d’archéologie musicale. Suivre un chemin historiciste ou sensible, chacun compose…
                                
Illustrations © Pierre Tissot

Ainsi, nos compères de Vagarem, vagants, vagabonds, musiciens itinérants, nous offrent un vaste choix de morceaux et des interprétations vocales et/ou instrumentales avec des partis pris, ma foi, fort prenants, envoutants, étonnants, détonants et rigolesques, puisque cet album se veut aussi un concept où tout est lié au mestre d’œuvre Felipe Bricolia, grand manieur de compas, de plume, règle et ciseau de tailleur.















Mais, me direz-vous, pourquoi qu’est-ce-que vous en parlez en votre blog ? Tout simplement parce qu’il y a du vielleux dedans, ma bonne Aliénor ! Et du vielleux qui fut un fieffé paratgiste des Sirènes, en son temps. Une vielleuse, qui nous fit aussi l’honneur de sa présence tudesque, il y a de cela moult mois, et, enfin, un cornemuseux qui vint aussi souffler dans sa panse à tuyaux lors de nos rencontres : David, Carina et Mathieu. Or, ils forment le trio de Vagarem. Trois raisons d’en parler, dont la quatrième est que la galette est délectable.
Jetez-vous sur le site de Vagarem, pour commander la chose ou bien, ce qui est mieux, rendez-vous, in vivo, sur leurs dates, pour le trouver, après vous être décrassé les lusitaniennes à leur écoute.


Pierre

mardi 1 juillet 2014

Déli(t) de vielle pour "Urban balèti"

"Urban Balèti", c'est le titre tout trouvé pour cet album du groupe Fai Deli qui est sorti le 26 juin (on peut les soupçonner d'avoir voulu célébrer l'anniversaire de Mick Jones !).

Terrible et fidèle duo montpelliérain intra-muros, le grop constitué par Maud Séguier et Titouan Billon invente une musique traditionnelle inspirée et spontanée tel un graffiti. Avec de multiples invités, le disque se révèle être une authentique entreprise familiale.


Pour cette construction un tantinet hardcore, le Paratge des Sirènes a prêté Pascal Jaussaud, qui prête vielle et bourdons dans ce deuxième album de Fai Deli.

Le disque se commande : ici !

samedi 15 février 2014

La Bête du Gévaudan : le disque

"De 1764 à 1767, sous le règne de Louis XV, la province de Gévaudan, pauvre, à la géographie dure et tourmentée, va être le théâtre d’un drame criminel faisant plus de cent victimes. Essentiellement des enfants et des jeunes femmes.
                                  
Au travers de la musique et des chansons, le disque "La bestia que manjava lo monde" propose de suivre le fil de ce fait divers à la fois terrifiant et fascinant, des premières attaques en 1764 jusqu’à la fin officielle de la Bestia en 1767.


Sorti à l'automne dernier, cet album est un itinéraire musical et chanté en langue d'oc, composé par Gaël Hemery (chant, guitare, flûte en canne, etc.), avec Henri Maquet (vièle à archet, chalumeau, guitaron), Emmanuelle Aymes (chant), Karin Chiron (voix), Liza Pannetier (piano), Mathias Autexier (zarb, daf, oudou, rik).

Et, tout au long de ces "tretze" morceaux qui illustrent cette histoire à rebrousse-poils, la vielle à roue de Pascal Jaussaud, avec l'aimable autorisation du Paratge des Sirènes.

jaussal [a] gmail.com

dimanche 19 janvier 2014

2014 : tornat nec mergitur !

Ce jour de l'An 2014, à 14h14 précises, sous les ancres (encres ?) de notre vielleur-dessinateur-latiniste, Pierre Tissot, le onztet du Paratge des Sirènes [Bruno, Gilles, Jean-Brice, Marie, Michèle, Pascal, Patrice, Pierre, Serge, Sylvia, Thierry], sous la gouvernance de Monsieur le Président, souhaite ses meilleurs vœux pour 2014 aux vielleuses, vielleurs, musiciennes, musiciens, danseuses, danseurs, et à toutes et à tous !



lundi 30 septembre 2013

Nouvel album, pour Castanha é Vinovèl

Ça arrive de loin. Du fonds de nos mémoires, du creux de la vallée, du coin de la ruelle. Comme une chanson de geste ou de cour de récré, qui traverse la place et réveille le banc où siestent les mémés. Comme le battement sourd du corsage d'un corps pas sage.
                                  
Vielle à roue, accordéon à l'unisson. Voix qui se conjuguent au présent occitan, ce chant qui traverse le temps pour nous parler au cœur. Pour dire la vie, dans ce qu'elle a de plurielle, ce qu'elle a de plus belle. Tourbillon de notes ou instants suspendus. Le bon tempo des jours heureux.


Début d'automne 2013 : c'est la sortie du nouvel album de Castanha é Vinovèl.
Et, dans la galette, la vielle à roue de notre Jean-Brice Vietri, échappé du Paratge des Sirènes !

CD 20 titres.
Label : Notes in Gammes
Distribution : Socadisc

tél : 06 13 05 71 39 ou 04 67 93 58 35
contact [a] castanha-e-vinovel.fr 
www.castanha-e-vinovel.fr

mardi 6 août 2013

Le disque de Cosconilha

Ça y est, voici le CD démo de Cosconilha, avec plein de Paratge dedans !

En premier lieu, c'est notre Pierrot qui a fait la magnifique jaquette colorée. D'autre part, il y a une version de "Tripoli / Chypre" qui y est interprétée… avec un arrangement bourrée à deux temps !
Enfin, une dédicace est faite au Paratge, dans les paroles d'un titre : c'est le défi, il faut caser une référence à notre cercle agathois, dans les enregistrements à venir. Chiche ? En tous les cas, Serge, notre joueur de vielle à roue bleue, y est parvenu, bravo à lui !

Le disque de Cosconilha, avec plein de Paratge dedans © Pierre Tissot

Cosconilha, c'est :
Serge Boyer (hautbois, vielle à roue, chant)
Pierre Garau (basse)
Florence Garau (hautbois, chant)
Daniel Gonzales (guitares)
Mathieu Orth (batterie)
Alex Piquemal (hautbois)
Didier Vialle (diato, harmonica)

Il s'agit d'un disque démo à danser.
Il est disponible, gratuitement, lors des balètis de Cosconilha, ainsi qu'au Cirdoc, à l'Ieo, chez Macarel, et au Village Occitan de la Féria de Béziers du 14 au 18 août 2013. Ne vous en privez pas !

dimanche 12 mai 2013

La Petite Sirène et la vielle magique

Il était une fois, sur l'île d'Agde, un Royaume où vielleuses et vielleux vivaient au diapason. Enfin, au moins chaque premier mercredi du mois, à l'heure de l'auberge espagnole.

En ce fief autonome, il y a quelques semaines de cela, notre Sylvia viellante (qui a dit "vieillissante ?) faisait circuler un message ; celui de Gérard Chevriault, empereur de la vielle, dans la Nièvre, qui annonçait qu'il désirait se séparer de son bel instrument. Une magnifique vielle à roue, conçue par le sieur Bernard Kerbœuf.
Habituellement, le Blog qui bourdonne publiait ce genre d'info, dans le dessein de faire une belle et juste publicité au vendeur et de trouver un heureux musicien qui se saisirait de l'occasion en or. Mais, pour cette fois — et honte à nous si nous ne fûmes pas dans une démarche déontologiquement irréprochable, roublards tels quarante voleurs —, nous conservâmes l'annonce sous le coude, là, coincée entre la sangle en cuir confectionnée jadis par un pauvre cordonnier et le cordier en bois noble de notre propre vielle à roue.

La vielle magique de l'empereur © Gérard Chevriault

Quelques jours plus tard, au Paratge de mars exactement, le parchemin où était rédigé l'annonce fut délicatement apposé auprès de notre jeune prodige, Marie. En quête d'une vielle, nous savions qu'il n'y aurait alors plus que quelques pas à faire, pour elle, chaussée de ses bottes de sept lieues, afin de s'en aller quérir puis chérir l'instrument de ses rêves. Par le passé, nous l'avions déjà envoyée chez l'ami Jacques Grandchamp, un sage homme qui vivait au milieu de ses chats, à Toulouse, ainsi que chez les plus grands faiseurs de dentelles et chanterelles que comptaient les provinces d'Auvergne et du Berry. Mais Marie était une indécise, qui concédait à la réflexion la même importance que le Petit Poucet accordait inlassablement à la stratégie.

Rappelez-vous ; arrivée au Paratge des Sirènes, il y a une paire d'années, au mitant d'un hiver à craquer des allumettes, Marie eut droit à un bizutage terrible. En effet, méchants comme autant de clowns maléfiques, nous lui imposâmes de commencer son apprentissage avec une Chougnard®. Pas rancunière pour deux liards, forte en caractère telle la Fée Clochette, elle serra les dents, se forgea une raison, libérée de tout fatalisme ambiant, et travailla en redoublant d'énergie.
Durant de longs et interminables mois, deux fois quatre saisons complètes, elle vit même le Prince David, Pierre et son Loup, ainsi que la Reine Sylvia, revenir avec des vielles nées de leurs conquêtes avec les meilleurs facteurs du pays. Secrètement, discrètement, elle ne disait jamais rien. Pas même ne jetait un regard jaloux sur ces instruments somptueux. Ni même n'ajoutait quelque pomme empoisonnée dans les gâteaux qu'elle nous préparait lors des Paratges, histoire de se venger d'une quelconque injustice.

C'est donc par un doux lendemain de premier jour de printemps, après un sommeil d'une centaine d'années, que Marie prit la route pour Nevers ; et, plus exactement, pour Varennes-Vauzelles, petit bourg bien connu pour être le berceau musical des Tambours du Bronx, mais surtout pour ses nombreuses et mélancoliques promenades au long du… Chemin des Bourdons. Avouez qu'avec pareil endroit, il eut pareillement été difficile pour chacun d'entre nous de résister à l'appel du son ; d'autant plus, que Marie monta à la rencontre de sa promise ce vingt-troisième jour de mars, traditionnellement indiqué par les Romains pour être le dernier des Quinquatries en l'honneur de Minerve, une journée curieusement appelée Tubilustrium puisqu'elle était alors consacrée au nettoyage des trompettes sacrées. Promenade bourdonnante, époussetage des cordes trompettes, les signes ne manquaient pas : comment freiner devant autant d'incitation ? Ce nigaud de Boutès se jeta dans la mer pour moins que ça !

Pire encore, arrivée chez l'empereur Gérard Chevriault, après une seule et courte halte, vers l'heure de midi, le temps de maigrement déjeuner de quelques cuillerées puisées dans un pot de confiture glissé dans son panier d'osier, c'est un instrument tout beau, comme neuf, et sur lequel dansait un habile et très beau prince laqué au profil de chevalier cathare (transformé en papillon, par une vilaine sorcière, certes), que découvrit notre paratgeaire. Tout simplement magique ! Notre petite sirène manqua même de s'évanouir, devant l'éblouissante et merveilleuse image qui s'offrait à elle : « Euh... je suis peut-être une vraie sirène, mais pas une chochotte, hein !  ».

Le beau prince laqué, transformé en papillon par la vilaine sorcière © Gérard Chevriault

Une vielle dans la pure tradition ancestrale des luthiers Grimm et Andersen, à peine adaptée à notre époque par ledit facteur d'instruments Bernard Kerbœuf. En érable, épicéa et palissandre, avec néanmoins quatre chanterelles, trois bourdons, deux cordes trompettes (dont l'une avec un capodastre), six cordes extrêmement sympathiques, sifflantes et chantantes comme sept nains revenant du boulot. Une vielle électroacoustique, équipée de sautereaux métalliques. Une vraie vielle à roue.
Le temps de sympathiser avec Gérard Chevriault, un homme affable, stoïque comme un soldat de plomb, qui en fut jusque-là l'unique et légitime tenancier, de lui céder quelques pains d'épices, sucres d'orge et autres friandises en guise d'échange, et Marie repartait avec la vielle à roue qu'elle avait tant espérée depuis l'éternité.

Des cordes sifflantes et chantantes comme sept nains revenant du boulot © Gérard Chevriault

Des cordes trompettes, pour la Journée Tubilustrium © Gérard Chevriault

À peine était-elle revenue sur l'île d'Agde, en son Royaume harmonieux, qu'elle savait que les réglages lui prendraient dorénavant plus que la moitié de son activité journalière ; qu'elle devrait même, peut-être, abandonner son métier de petite gardeuse d'oies pour se consacrer entièrement à la musique. Qu'elle serait forcément obligée de se battre des jours entiers, parfois même des nuits entières, avec cette animale affamée, mangeuse de coton et dévoreuse de colophane.
Mais, d'ici peu, c'est tout le Paratge des Sirènes qui profiterait de son jeu enfin enrichi et brillant grâce à cette vielle magique.

Et, toutes et tous ensemble, nous pourrions à nouveau vivre éternellement heureux et nimbés par des printemps renouvelés aux doulces et célestes mélopées d'argent, qu'aucun musicien, ni de Brême, ni d'Ars, ni d'ailleurs, ne bouderait sérieusement.


Pascal.

lundi 6 mai 2013

Les Luthineries, du 10 au 13 mai 2013

Les Luthineries, le Salon des inventeurs de sons, se déroule à nouveau sur la sublime île d'Agde, les 10, 11 et 12 mai prochains.

Alors, qu'il y a deux ans, le Paratge des Sirènes y donnait un petit abordage sonore pas piqué des hannetons, il y aura, pour cette édition, du beau monde aux balcons du site des Métier d'Art. Jugez plutôt :

Jean-Claude Chapuis et son orchestre de verre, Rico Priet et ses guitares tournées dans la masse, Pierre Verraes et son EtherCaster guitare thérémine en première mondiale, Didier Cresso et ses guitares basses, Jean-Daniel Talma et ses flûtes pastorales. Mais également, l'ami cévenol et citoyen du monde Khaïm Seligmann et ses magnifiques flûtes traversières de l'Inde et du Japon, Iyad Haïmour et ses accordéons, luths orientaux et khanouns.
Sans oublier, nos facteurs de vielles chérie(e)s, Philippe Mousnier et Jacques Grandchamp. Et… pour le plaisir des cinq sens, notre facteur d'accordéons diatoniques et chromatiques préféré : Bruno Priez.




Trois jours d'exposition, avec ateliers (improvisations musicales, fabrication de cajons, etc.) et concerts (grand orgue de barbarie, orgue de crystal, harpe de pierre, orchestre de verre, etc.) au programme.

Tous les renseignements sont ici : Luthineries 2013.


Pascal.

lundi 18 février 2013

Bon cent ne saurait mentir !

Cent articles parus sur le blog qui bourdonne, on ne peut et ne saurait taire l'évènement !
Ce qui, au départ (un 15 septembre 2011, jour anniversaire d'Agatha Christie), ne devait être qu'un carnet de bord pour une douzaine de marins d'eau salée, est devenu un repère inévitable de l'underground trad à bourdons (même les cornemuseux viennent ici, c'te blague !).

En guise de célébration, et pour l'honneur, ouvrons un œil sur les hommages rendus à notre maître à tous, le luthier Roger Chougnard. Celui qui — à l'instar de Pajot, Pimpart et Nigout — donna ses lettres de noblesse à notre instrument, et qui a vu, malgré lui, son patronyme se transformer en objet de contemplation : autant nous disons frigo pour réfrigérateur, autant les vielleux d'aujourd'hui parlent d'une Chougnard (ou d'une Chougnarde, in vulgaris lingua) pour désigner leur instrument, qu'il fut de la facture du célèbre inventeur ou d'un autre. La chougnard aurait même tendance à détroner l'argot biniou, dans le jargon des professionnels du spectacle.

Puisqu'il faut « rendre à Chougnard ce qui appartient à Chougnard », le Paratge des Sirènes rappelle quelques-unes des citations mémorables qui sont nées de l'égard que les hommes eurent et ont pour le travail, l'œuvre et le bienfait pour l'Humanité apportés par saint Roger. Ainsi que de cultissimes bannières publicitaires, que n'eurent pas reniées feu Christian Blachas et Anne Magnien, qui scandent les qualités sans fin — et sans faim, en l'occurence — de la Chougnard®.


Révolution
« This Chougnard kills fascists. » — Woody Guthrie, Greenwich Village ca1930
« Soyez réalistes : exigez une Chougnard ! » — Ernesto "Che" Guevara, La Higuera 1967
« Sous les pavés, la Chougnard. » — Daniel Cohn-Bendit, Paris 1968

Populaire
« Chougnard, parce que je le vaux bien. » — Ilon Specht, New York 1971
« Une Chougnard vaut mieux que deux tuent Siorat. » — Valentin Clastrier, St-Chartier 1981
« Une Chougnard peut en cacher une autre. » — Pascal Lefeuvre, Osaka 1999
« Avant, je jouais en Mousnier, Siorat ou Grandchamp, mais ça c'était avant. » — Le Paratge des Sirènes, Béziers 2011
« Chougnard président ! » — Vox populi 2014

© Pierre Tissot

Poésie
« Sire comte, j'ai chougnardé. » — Colin Muset, Paris ca1266
« Ma Chougnard ay mis soubz le banc. » — François Villon, Paris 1461
« Poète, prends ta Chougnard et me donne un baiser. » — Alfred de Musset, Nohant 1835

Chanson
« If I had a Chougnard. » — Pete Seeger, Manhattan 1949
« Je m'suis fait tout petit devant une Chougnard. » — Georges Brassens, Sète 1955
« All you need is a Chougnard. » — John Lennon, Liverpool 1967
« Chougnard man. » — Donovan, Rishikesh 1968

Chougnard power
« Sex, Chougnard and rock'n'folk. » — Ian Dury, Harrow 1977
« Never mind the Chougnard. » — Johnny Rotten, Londres 1977
« Sea, sex and Chougnard. » — Serge Gainsbourg, Paris 1978


© Pierre Tissot

Politique
« Allons z'enfants de la Chougnarde. » — Rouget de L'Isle, Strasbourg 1792
« Vous n'avez pas le monopole de la Chougnard. » — Valéry Giscard d'Estaing, Paris 1974
« Yes, Chougnard can. » — Barack Obama, Nashua 2008
« Je m'en tamponne la chougnarde. » — Ségolène Royal, Rodez 2011

Littérature
« Les Chougnardiers de la vielle ronde » — Chrétien de Troyes, Troyes ca1176
« Le rouge et la Chougnard » — Stendhal, Paris 1830
« La Chougnarmorphose » — Franz Kafka, Leipzig 1915

© Pierre Tissot

Théâtre
« My Kingdom for a Chougnard! » — William Shakespeare, Stratford-upon-Avon ca1591
« Couvrez cette Chougnard que ne saurais-je ouïr. » — Molière, Paris 1664

Religion
« Mustache non facit Chougnardam. » — Plutarque, Chéronée ca113
« Habemus Chougnardam. » — Jorge Medina Estévez, Vatican 2013


Avec tout cela, nous ne doutons un instant que l'inspiration des paratgeaires ne saura compléter ce Chougnard All of Fame, saluant notre premier centenaire de bloggers. À vos claviers, faites-vous-nous plaisir !


Pierre & Pascal.

jeudi 31 janvier 2013

2013, sur les chapeaux…

Toujours sous les encres de notre vielleur-dessinateur, Pierre Tissot, in extremis et ultimo die de januarii — ce qui nous permet de célébrer, ce même jour, l'anniversaire de cette pourriture de Johnny Rotten : le seul chanteur de toute l'histoire du rock'n'roll qui semble avoir eu le râtelier secoué par une rafale de coup-de-quatre —, le onztet du Paratge des Sirènes [Bruno, Gilles, Jean-Brice, Luc, Marie, Michèle, Pascal, Patrice, Pierre, Serge, Sylvia], renforcé par Monsieur le Président, souhaite ses meilleurs vœux pour 2013 à toutes et à tous !



Pascal.

mardi 25 décembre 2012

Joyeux rock'n'Noël !

Noël ! Noël ! Nadal !
Pour ce beau jour de la Noël, petit cadeau adorable, musical, avec des bourdons et… une vielle à roue avec chapeau de Père Noël !

Après avoir suivi (qui a dit "subi" ?) les enseignements viellistiques de votre serviteur, Justine poursuit une carrière indépendante, underground, en marge de la grand'ville de Montpellier et du show business dans lequel s'inscrit Le Paratge des Sirènes. Véritable pop star, aux solis qui ne doivent rien à Clastrier ni Eaton (qui sont des papys, pour elle), et encore moins au man in black Ritchie Blackmore qui a résonné sur le pick up de la maisonnée durant toute son enfance, la voici entourée de ses sœurs, et de toute la famille Varela-Galibert, pour une ode humaniste, joyeuse et joliment rock'n'rollesque.




Merci à Justine et aux siens, pour ce clip qui pulse, qui donne le sourire, qui invite à la danse, qui démontre que la vielle à roue est un instrument hors des temps et au tempérament inégalé.

C'est par cet extrait qui fleure la magie de Noël, que Le Paratge des Sirènes souhaite aux vielleurs, vielleux, viellistes, et à toutes et tous, un heureux Noël !


Pascal.

jeudi 15 novembre 2012

David, collectionneur de vielles

David est jeune, si jeune (visez sa chevelure longue et noire) ; mais il fait depuis longtemps figure d'ancien au Paratge des Sirènes. Arrivé quelque temps après le lancement de cette récréation mensuelle agathoise, il fut de tous les abordages sonores complotés par l'équipage de vielleux qui officie dans les mers du Sud depuis trois années.

Passionné par le jeu viellistique, il consacre le reste de son temps à collectionner les vielles. Jugez plutôt : depuis ses débuts sur l'instrument — il y a de cela moins de deux paires d'années, alors qu'il fréquentait assidument les cours de votre serviteur —, il en est déjà à son quatrième instrument. De sa première Boudet, en passant par une magnifique Grandchamp et une immense Renard, le voici à présent en train de se faire les mains sur le clavier d'une Mousnier qui lui va comme un gant en cotte de mailles.

Vielle alto Mousnier, VIIIe siècle © David

…ou, peut-être, IXe siècle © David

Philippe Mousnier ne prenant, depuis 2008, plus aucune commande, ne travaillant que sur des réalisations personnelles qu'il propose, ensuite, à sa clientèle, David s'en fut rencontrer le maître-facteur en son atelier, en juillet dernier.
Essayant quelques volées de ses gammes préférées sur deux objets présentés — dont le fameux modèle Olive, à son goût davantage fidèle à une planche de surf qu'à une vielle —, c'est sur un instrument unique à ses yeux qu'il accorda sa préférence. C'est même un véritable coup de cœur pour cette vielle alto, que David ressentit. Si l'aspect esthétique, avec son cachet médiéval grâce à ses lettrines gothiques et autres motifs carolingiens pyrogravés sensibilisèrent notre passéiste, c'est aussi le son acoustique et les possibilités en électro qui décidèrent le musicien avant-gardiste qu'il est : prototype de mixette intégré, micros et préamplis électroniques réalisés par Dominique Raymond (ingénieur électronicien). Il faut dire qu'avec des magnétiques pour les chanterelles et des piezzo pour les deux chiens, il y a de quoi régler la machine.

Malgré qu'il fasse à présent davantage profiter la Bretagne que notre région éternellement ensoleillée de son nouvel instrument, souhaitons à David de belles émotions avec cette vielle à roue de bien heureuse facture.
Et… tu repasses quand tu veux, un de ces mercredis, Dav' : notre auberge espagnole saura bien faire un sort aux conserves que tu ramèneras de tes lointaines pénates !


Pascal.

jeudi 18 octobre 2012

Sylvia, heureuse maman d'une vielle Dinota !

Jean-Paul Dinota est artisan ébéniste restaurateur, depuis 1987. En 1994, il fait la rencontre de Maxime Boireaud, luthier de vielles, qui lui propose de lui transmettre son savoir et son expérience : plus de quatre-cents vielles fabriquées durant sa carrière, quand même ! Après cet apprentissage, il expose ses instruments pour la première fois en 1997, lors du festival international de lutherie à Saint-Chartier (sis à Ars, à présent), où il se rend, depuis, tous les ans.
Désormais, il réalise, dans son atelier, sept différents modèles de vielles à roue, de la vielle d’étude au modèle classique de forme ronde ou plate, en passant par des modèles électroacoustiques ou électriques. Sa clientèle est française et européenne. Et désormais, normando-gardoise.

C'est là : finissez d'entrer… © Jérôme

Car, en août 2011, Sylvia — que tout le monde connaît, notamment pour cette citation célèbre : « Mon royaume pour une caravane ! » — monte au festival d'Anost, en Morvan. Dans le but de se gaver de bourdons et de danses, mais surtout dans le secret dessein de rencontrer ledit Jean-Paul Dinota qui expose à cette occasion. Sylvia, qui joue déjà sur une vielle du maître Maxime Boireaud, est attirée par la filiation avouée du talentueux facteur au patronyme de tennisman. Notre musicienne, qui n'en est pas à sa première vielle, a une idée précise de l'instrument de ses rêves. Même si elle hésita, un court instant — mais un instant suffisant pour faire marcher tout un Paratge noué à ses histoires d'aventure extrême en caravaning —, c'est vers ce facteur moderne et audacieux qu'elle se tourne pour le troisième choix de sa carrière de vielleuse.

Une vielle Dinota…
une vielle pour Sylvia ! © Jean-Paul Dinota



Et, commande passée lors de l'été 2011, et après un peu plus d'un an de gestation, une année entière à attendre, patiemment, mois patiemment, elle nous revient avec l'instrument fraîchement sorti de l'atelier du maître-facteur. Magnifique objet où s'enlacent le palissandre et l'érable, l'ébène et l'os (de cornemuseux). Et, rien à redire, il y a autant de cordes, de micros et de mécaniques qu'il en manquait à ses deux précédentes vielles réunies. Sylvia peut même, avec cette engin révolutionnaire, interpréter, en tapping, tout le répertoire de son musicien préféré, Eddie Van Halen — tiens, dans le même genre, c'est le jour de l'anniversaire de son chanteur préféré, Brian Johnson, né un 5 octobre, qu'elle s'en alla chercher ladite vielle à roue, à Vauban, en Bourgogne.

Des cordes et des micros…
et une jolie manivelle © Jérôme

















Olive sur le gateau, notre artiste-peintre adoré, Pierre, dit Pierre "Gustav" Tissot pour les connaisseurs, dit Pierô ou Pedro pour les copains, dit Schotzi pour l'intime, a réalisé une décoration Sud de France digne de ses plus grands maîtres (ceux qui sont accrochés dans les musées) : une ostentatoire croix occitane sur le cache-roue (c'est quand même mieux qu'une mouche grandeur nature), un brin d'olivier sur le plumier (en guise des éternelles initiales SR — et tous les fantasmes que cela induit…), et une griffe que le plasticien se doit encore — pour que les générations futures puissent authentifier le tableau — de graver à même le bois.

Vielle Sud de France, par Pierre "Gustav" Tissot © Jérôme

Ne reste plus, à Sylvia, qu'à lui trouver un petit nom de baptême !
Avec la Communauté viellistique pour marraine et le Paratge des Sirènes pour parrain, sûr que les idées les plus heureuses et originales vont s'aligner ci-dessous…


Pascal.

lundi 16 avril 2012

Judith est là !

Nouvelle naissance au Paratge : une vielle alto de Denis Siorat, un rêve devenu réalité grâce aux bons soins et à la science de ce luthier, désormais, et à nouveau, breton.
Travail en collaboration, puisqu'il a gentiment accepté que je m'occupe des décors et de la sculpture du cheviller. Cette création est d'autant plus louable que de Gévaudan, il déménagea en Morbihan, délaissant l'aire du loup pour celle du loup de mer dans un "transbahutement" général qui n'a pas du faciliter le travail. Le ramage se rapporte au plumage et sachant que, pareils à certains vins, ses instruments se bonifient avec l'âge, je reste confiant en l'avenir.


La vielle "Judith" de Pierre © Pierre Tissot


Pour finir je voudrai saluer une prouesse d'autant plus grande qu'elle s'est faite sans remarques et sans surcoût : l'instrument est pour gaucher.
Il fut celui qui fabriqua ma première vielle, aussi pour gaucher. Lorsque je cherchais l'instrument et le luthier, j'ai quelques souvenirs de remarques lorsque je posais la question à certains, qui me firent penser qu'en musique, le gaucher contrarié est tacitement accepté quand on trouve qu'il s'agit d'une énormité dans le domaine de l'écriture. Soit, heureusement il existe certains luthiers qui ne reculent pas devant l'épreuve et qui semblent considérer le challenge comme intéressant, Denis en fait parti, merci !


Pierre.


En sus, la première interview de Pierre, quelques heures à peine après être revenu du Morbihan avec Judith. Jean-Brice filme et questionne :


mardi 17 janvier 2012

dimanche 30 octobre 2011

Paratge des Cigognes

Sacré Pierre.

On lui avait expliqué : si tu as une Alsacienne pour épouse, il te faut étudier les traditions de ce lointain pays, relire tout Roger Siffer, et ne pas confondre la "Blue Banana Island" avec le titre pour vielle en mode de Sol "Blue Sausage Island". Ce qu’il fit.
Deux sucres sur le bord de la fenêtre, la jambe droite de la future maman hors du lit, les volets et les fenêtres hermétiquement fermées (pour que le futur petit oiseau ne puisse s’envoler), le régime millet et sans persil, les invocations à sainte Veronæ, etc., Pierre a tout appliqué à la lettre (c’est un maniaque — la preuve, il joue de la vielle).

Mais, désirant mettre toutes les chances de son côté, c’est surtout à la force du Kenschtersprung, qu’il assura à la maisonnée familiale la conception d’un second mâle pour permettre à Jules d'avoir un compagnon avec qui partager ses playmobils.
Non, le Kenschtersprung n’est pas un thème bulgare en onze temps joué sur l’instrument à roue par notre vielleux qui tourne à l’envers. Le Kenschtersprung est...
Bon, on demandera à Pierre de vous expliquer, lors du prochain Paratge, lorsqu’il viendra nous présenter le divin enfant, avec les poches pleines de dragées.

Pour l’heure, toutes et tous, autant que nous sommes au Paratge, souhaitons au fiston, à Jean — qu’il soit tourneur de manivelle à gauche (comme son père) ou à droite (comme les gens normaux) —, né à l'aube de ce dernier et beau dimanche d'octobre, la bienvenue à Agde et sur cette Terre !

Nos chaleureuses félicitations à Rosy et Pierre, pour leurs deux papooses…

Papooses © Pascal

Pour le Paratge des Si Cigognes,
Pascal.

vendredi 28 octobre 2011

Deux ans, déjà !

Deux ans déjà… © Pierre Tissot

Ce 28 octobre, cela fait deux ans, déjà, que le Paratge existe !
Nous (enfin, Pierre, surtout !) n'avons pas résisté à marquer cet anniversaire en bougies. Célébrons ce jour, en cette date où sont nés, bien avant le Paratge, Antoine Deparcieux, Garrincha, Coluche et Ben Harper : c'est pas rien, quand même…

Et ce gâteau, quel gâteau !
Allez, au prochain Paratge (le 2 novembre), on se coupe une part ? Un joli coup de huit, pour l'occasion ?

mercredi 19 octobre 2011

Une nouvelle Grandchamp !

De retour de Toulouse, de chez l'ami Jacques Grandchamp*, Christian est heureux de nous annoncer l'arrivée de sa nouvelle vielle en sa maison.
Le facteur toulousain — qui exposait à Agde, lors de la première Journée des luthiers, en juillet dernier — est une valeur sûre au sein du Paratge, car son travail résonne déjà sous les mains de Bruno, Pascal ou David (et Fred, apparu avec nous l'été dernier). Avec cette belle pièce digne d'une Louvet d'époque, il offre à notre coreligionnaire de quoi se/nous faire plaisir pendant quelques décennies.

Habitué à jouer sur une Chougnard® sans âge (c'est bien là, la qualité de ces vielles), il ne reste plus à Christian qu'à s'adapter à son nouveau clavier et à effectuer divers réglages à coups de coton et collophane, et la musique du Romegaire pourra à nouveau accompagner les bourdons harmonieux de l'aspirateur familial. 

Félicitations à lui, et au plaisir d'entendre le "nouveau joujou" au cœur et au chœur du Paratge, qu'il en joue assis ou même debout (private joke).
Dans l'immédiat, regardons les images ; et, pour un instrument de légende, des légendes instrumentées…

Pascal.

« Le vaisseau de la féminité : galbée en proue, majestueuse en poupe 
et poivrée dans les écoutilles. » — Louis Lévêque de Vilmorin
« Il y a dans la sensualité, une sorte d'allégresse cosmique. »
— Jean Giono
« La femme est un délicieux instrument de plaisir, 
mais il faut en connaître les frémissantes cordes, en étudier la prose, 
le clavier timide, le doigté changeant et capricieux. » — Honoré de Balzac
« Ce qui comble, ce n'est pas la passion sensuelle, 
c'est la rencontre, c'est l'intimité. » — Thérèse Tardif
« Un homme sans moustaches, 
c'est comme une femme avec une moustache. » — Anton Tchekhov



* Ne résistons pas au plaisir d'entrer dans l'atelier de Maître Grandchamp.
Mais, quitte à le faire, lançons la machine à remonter le temps.
Nous sommes en… 1977.