Illustration : © Pierre Tissot
« Le paratge, pour les troubadours, est la reconnaissance chez l’autre, d’un ensemble de valeurs artistiques et humaines déterminant la noblesse de cœur caractéristique du monde roman ou occitan médiéval.
À Tourbes, les rencontres de ces musiciens sont basées sur le partage de connaissances viellistiques, sans hiérarchie, considérant l’équivalence de chacun. »
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mardi 31 mai 2011
L'Écho des Sirènes, mai 2011
mercredi 27 avril 2011
L'Écho des Sirènes, avril 2011
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| © Pierre Tissot |
Nous fêtions alors les anniversaires d'Oswaldo Piazza et de Patrick Hernandez. Aucun rapport. Non, non, ne cherchez pas, aucune incidence sur le fait que vos chroniqueurs habituels n'eurent pas été plus inspirés qu'une mouette au-dessus d'un ruisseau.
jeudi 31 mars 2011
L'Écho hors-série : Stage Grégory Jolivet, mars 2011
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| © Pierre Tissot |
Comme indiqué sur l’image, ce mensuel est un Hors Série Stage. Vous allez donc devoir vous farcir le compte-rendu.
Ce week end du 19 et 20 mars avait lieu, à L’Isle-Jourdain, un stage avec Jolivet ; pas le comique, le vielleux (on a du la lui faire des milliers de fois et comme je ne revendique pas l’originalité, je donne dans le facile). Chronologiquement : nous partîmes cinq (Marine, Sylvia, Roxane, David et moi), le perfide Jibé était en balèti au Zénith de Saint Go Dance. La motorisation du stage était proposée par Sylvia, dont le mari a tiré les plans de Goldorak. Essayez donc de conduire sa tire et vous verrez que je n’exagère rien. Guidés par une gonzesse à voix d’hypermarché depuis son satellite (qu’elle partage avec un anglais, un allemand, un hollandais, un finnois...), nous fîmes un crochet chez magister Grandchamps, Grandchant, Grenschen (merde, je sais pas comment ça s’écrit...), qui ne ressemble plus au vilain prof des Arts Décos que j’eus dans ma prime jeunesse (je vous emmerde avec mes états d’âme, mais c’est si important pour moi). Une fois extraits de l’antre du farfadet de la ville rose, je mis les rétroboost fusées direction L’Isle-Jourdain.
Ce week end du 19 et 20 mars avait lieu, à L’Isle-Jourdain, un stage avec Jolivet ; pas le comique, le vielleux (on a du la lui faire des milliers de fois et comme je ne revendique pas l’originalité, je donne dans le facile). Chronologiquement : nous partîmes cinq (Marine, Sylvia, Roxane, David et moi), le perfide Jibé était en balèti au Zénith de Saint Go Dance. La motorisation du stage était proposée par Sylvia, dont le mari a tiré les plans de Goldorak. Essayez donc de conduire sa tire et vous verrez que je n’exagère rien. Guidés par une gonzesse à voix d’hypermarché depuis son satellite (qu’elle partage avec un anglais, un allemand, un hollandais, un finnois...), nous fîmes un crochet chez magister Grandchamps, Grandchant, Grenschen (merde, je sais pas comment ça s’écrit...), qui ne ressemble plus au vilain prof des Arts Décos que j’eus dans ma prime jeunesse (je vous emmerde avec mes états d’âme, mais c’est si important pour moi). Une fois extraits de l’antre du farfadet de la ville rose, je mis les rétroboost fusées direction L’Isle-Jourdain.
Je vous passe les péripéties de plein de gaz,
car la Sylviorak marche au gaz de ville (bien meilleur que celui des
champs), où risquant la panne sèche, je proposais un bon cassoulet
pour permettre un plein pirate.
Venons en au stage : 12
participants, n’en déplaise à Dan Brown, 7 Toulousains, 4 Héraultais
et une Gardoise. Composition des équipes : 5 paratgaïres contre 4
conservatistes occitans et 3 associatifs d’une asso toulousaine. Si
nous étions numériquement moins nombreux, nous donnâmes le change par
la qualité : des initiés volontaires, des confirmés qui s’accrochent. Le sieur David en a d’ailleurs profité pour nous rafler quelques
bons points et un essai transformé de petits enjolivements
chiennesques, qui nous valurent l’œillade complice de maître Jolivet.
(Je fais une parenthèse pour vous annoncer ma perte de pucelage
puisque, j’ai enfin fait mon premier stage de vielle à roue, fermez la
parenthèse).
La première journée finie pour Jolivet — si on
excepte son animation du bal le soir —, nous nous retrouvâmes tous pour
continuer à vieller dans les gradins du Stade Olympique de Rugby de
L’Isle-Jourdain, on ne pourra pas dire que les vielleux sont
irrespectueux des traditions locales. Le soir et une bonne partie de la
nuit furent occupés par le bal, avec une succession de formations de
haut vol, si ce n’est quelques réserves concernant le premier groupe,
selon certains, mais comme nous avions le nez dans la garbure et que nez
occupé n’a pas d’oreilles... Bien sûr, nous eûmes un duo Pinson/Jolivet (« Grégoooooorrrrrrryyyyyy ! »
criaient certaines, que je ne nommerai
pas et qui en pincent pour Jolivet). Je pris conscience qu’il y
avait une guerre silencieuse entre le Breton et l’Auvergnat, l’an dro et
la bourrée, puisque je pus entendre successivement Roxane pestant
contre le trop plein de bourrées et Garance contre la gavante gavotte.
Je me gardais de rapporter à l’une les propos de l’autre et vice-versa,
« paix aux hommes de bonne volonté ». Nous finîmes tôt le matin et
nous nous sommes retrouvés quelques heures plus tard pour la suite du
stage, après une courte nuit passée dans un hôtel décoré par
l’équipe plateau de Derrick pour certains et une nuit façon un plaid
pour deux chez Olivier, pour d’autres.
Cette seconde journée fut
l’occasion de nombreux échanges entre nous et avec Grégory. Signalons
l’entrevue exclusive qu’il accorda à notre correspondante locale du
paratge : Marine. Fermement décidée à rencontrer ce demi-dieu
(c’est pour pas faire de la lèche) de la vielle, elle mit tout en œuvre et arriva à ses fins. Au grand damn d’une deuxième fan
extatique, dont Sylvia pourrait narrer longuement les chaudes
divagations.
Le travail de ce jour a consisté entre autres à
mettre en place un morceau, ligne principale et accompagnement, que
nous devions jouer en fin d’après-midi, et de stage avec les très rares
stagiaires (2) accordéon. Ce qui fut fait avec brio et surtout
plaisir.
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| Le Paratge des Sirènes en stage, le samedi © Carnaval Gascon |
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| Le Paratge des Sirènes en stage, le dimanche © Carnaval Gascon |
Résultat des courses, un fort bon stage, dans une bonne
ambiance, avec un Jolivet qui ne dément pas sa réputation de virtuose,
de gars sympa, sans grosse tête, accessible et pédagogue. Un paratge
qui a justement montré son bon parage, au point que deux Toulousains,
forts motivés, sont prêts à venir nous voir un de ces mercredis
(l’une du conservatoire, l’autre de l’asso pour respecter la parité).
Sylvia, qui n’en rate pas une, est même arrivée à glisser l’idée à
Grégory de venir nous faire une petite session si d’aventure il était
dans le coin, en lui expliquant le paratge. Étant un peu marchand de
tapis à mes heures, j’ai pris la liberté de lui parler de la
bouillabaisse party qui se profilait à l’horizon. Pour finir, malgré
le fait qu’ils ne le liront pas, je tire mon chapeau aux organisateurs
qui avaient l’air de gérer un village gaulois gavé de potion magique
avant une romainade, en gros un joyeux bordel organisé, avec un
dévouement et une sympathie extraordinaires.
Lo Piero pour la paratge team.
N.B.
Dernière chose, sire Jolivet est sans commune mesure bien plus fort à
la vielle qu’il ne l’est en génétique, mais je laisse le soin à
Sylvia et Marine de vous expliquer pourquoi.
jeudi 24 mars 2011
L'Écho des sirènes, mars 2011
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| © Pierre Tissot |
Amis de la paratgie, mars étant un mois au rabais vous
aurez un écho au rabot ; d’autant que, nous fûmes, comme les jours de février,
peu nombreux. Pas Patricia, pas Patrice, pas Pascal*, mas Marine oups pas
Marine, pas David, Lo paure Christian toujours aux abonnés absents mais que
nous espérons encore et toujours, prompt dans le rétablissement. Enfin pas les
ponctuels passagers d’un ponctuel paratge dont j’ai oublié les prénoms puisque
je ne les retiens que très difficilement.
En atelier initiation, où une fois n’est pas coutume, j’arrivais avec un bon gros retard, nous avions la joie de retrouver Lo Sergio qui, profitant de l’effet de surprise annonçait au groupuscule : « La prochaine fois, je viens au confirmé ». CHICHE !!! Tout ça pour bénéficier de la gastronomique auberge ibère.
En deuxième partie, nous étions quatre, comme les doigts des Schtroumpfs, l’inoxydable Sylvia, Bruno le conteur au coin du feu, le jovial Jibé et le verbeux chroniqueur qui vous écrit. Il n’y a qu’un mot pour la décrire : domino.
Non que nous entamâmes une partie de ce jeu immortel qui fit
la joie du cabaretier avant l’invasion marshalliste des flippers, mais bien, ce
morceau médiéval manuscrit, retrouvé sur un parchemin de peau humaine caché
par un franc-maçon qui devait passer à la question, dans l’œil gauche de la
statue du treizième apôtre inconnu (car conservé par une secte protonéonazi
fondée par un des nombreux fils adultérins de Néron) dont le rayon vert du
vitrail de Strasbourg éclaire l’auriculaire gauche qui montre la direction de l’œil
aux équinoxes, les jours où les rayons de la pleine lune viennent la frapper, c’est-à-dire
tous les 427 ans (ceux qui ont tenu jusqu’ici gagnent l’intégrale de Dan Brown
en coloriage, à retirer dans la librairie la plus proche). Mais je m’égare,
revenons au "Domino", passant de l’une aux autres, c’est à dire de Sylvia au binôme
Bruno, Jibé, je montrais les deux phrases du morceau (heureusement que j’avais
bachoté comme un malade trois jours avant).
Au cours du repas, entre deux discussions sur les royaumes
de truanderies, le père Bruno s’est transformé en Papa Brunoël en proposant
aux chauffeurs divers et variés de défrayer les frais d’essence, de gaz, de
charbon ou d’avoine pour les prochains paratges et autres manifestations, qu’on
se le dise ! Voilà donc pour ce Paratge de mars.
* Éminent co-rédacteur du dernier Écho, qui fit dire à
certains qu’il fallait faire un livre, à d’autres acheter un fauteuil, des
pantoufles et prendre deux heures pour le savourer comme un bon Armagnac, à
quelques-uns que cet étouffe chrétien typographique empêchait l’estomac cérébral
de s’empiffrer jusqu’au bout, enfin, à Bruno, que ça tournait aux bons mots façon
France Culture (reste plus qu’à préparer des trucs à la Bigard façon France Cul
;-)
Pour les fervents admirateurs de ma prose, qui est à l’écrit ce que la logorrhée est au verbe, je m’en vais vous en ficher du supplément !
Écho des Sirènes — supplément dates.
Suite aux diverses discussions qui égaillent notre hacienda sur
le pouce de 19h30, on a mis au clair les prochaines dates et de paratge, et de
sorties :
Le paratge reste toujours fidèle aux sirènes, donc les
mercredis 6 avril, 4 mai et 1er juin sont les prochaines dates. Cependant, le
1er juin est un paratge à la journée, début le matin, casse-croute à midi et
après-midi toujours studieuse, enfin soirée bouillabaisse (légendaire) à la Casa Pépé, offerte par le Paratge (compagne et compagnon peuvent s’y joindre).
Pour les sorties :
Samedi 30 avril. Pour cause de 11 septembre et de première
partie chargée, l’attentat sonore se transforme en vielle-vernissage et
petit-fours (pour la joie des pique-assiettes) au Printival de Pézenas.
Samedi 28 mai. "Agde 2600 ans d’histoire" (j’en déduis qu’on
compte tout ça, avant la création du bistro Hélène, succursale de l’ouzo de
Marseille. C’est pour le côté blaguons façon Canard Enchainé).
Lundi 25 juillet. Expo Luthier Innovation, concert pour la
Fiest’Agde.
Jeudi 28 juillet L'Estivada de Rodez.
Pierre.
Jeudi 28 juillet L'Estivada de Rodez.
Pierre.
lundi 28 février 2011
L'Écho des sirènes, février 2011
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| © Pierre Tissot |
Écholaboration
Petrensi/Pascalensi
Petrensi/Pascalensi
Chers lecteurs des échos, tout-au-plus échotophiles,
certains échotodores quand d'autres versent dans l'échotomanie (je veux parler
du ou des auteurs dans ce dernier cas), nous avons retrouvé pour le paratge
dernier, deux chroniques correspondant aux deux moments de la session, sur deux
vieux disques durs poussiéreux découverts dans une ancienne bibliothèque. Le
premier connu sous le nom de Chronique pétrienne enregistré sous le référent codex petrensi (B.N.F.) le second
sous celui de Geste pascalienne sous le référent codex pascalensi (B.N.U.S.). En voici les extraits :
cod. petrensi
Arrivé tôt à la Perle, j'eus le plaisir de voir nos
montpelliéraines de combat et sire Jibé arriver de concert, ce qui était
plutôt de bonne augure pour la suite. Marine requinquée, Sylvia goguenarde (qui
n'a rien à voir avec le lieu d'aisance mentionné dans la Geste pascalienne),
quant à Jibé, je lui notai déjà quelques cheveux en moins et, peut être une ride
ou deux, qu'il n'avait pas le mois précédent. Affaire à suivre. Nous avions la
joie d'accueillir Patricia, nouvelle venue dans le cercle cyclotimique des
vielleux agathois et gâteux (surtout pour...). Après quelques nouvelles des uns
et des autres, nous attaquions avec quelques relâchés pour détendre l'atmosphère
dans la Perle. Gymnastique plus difficile qu'elle n'y parait, surtout pour
notre nouvelle arrivante jetée dans le bain, sans préparation. Mais, entourée
par l'opiniâtreté des sirènes de Monpeul et des Véronique et Davina poilues de
la vielle (Jibé et votre serviteur) les choses firent leur petit bonhomme de
chemin.
Une fois de plus, nous constations que la vielle de
Sylvia avait
la rate qui s'dilate
et le chien qui est pas bien,
le bandage qui s'enrage,
les sautereaux tout nabots,
la poignée qu'est voilée,
le si grave qui se gave,
l'mi aigu qu'en peut plus,
manivelle qui bât d'l'aile,
le plumier dévié,
les chevilles qui s'enquillent,
elle a la roue qui a du mou,
le coton qui est pas bon,
les chant'relles qui s'emmêlent,
le ch'valet trop cintré,
les sillets bousillés
et la table lamentable,
Ah! bon Dieu qu'c'est embêtant de jouer d'la vielle à roue
Ah! bon Dieu qu'c'est fatiguant de bien tenir le coup.
la rate qui s'dilate
et le chien qui est pas bien,
le bandage qui s'enrage,
les sautereaux tout nabots,
la poignée qu'est voilée,
le si grave qui se gave,
l'mi aigu qu'en peut plus,
manivelle qui bât d'l'aile,
le plumier dévié,
les chevilles qui s'enquillent,
elle a la roue qui a du mou,
le coton qui est pas bon,
les chant'relles qui s'emmêlent,
le ch'valet trop cintré,
les sillets bousillés
et la table lamentable,
Ah! bon Dieu qu'c'est embêtant de jouer d'la vielle à roue
Ah! bon Dieu qu'c'est fatiguant de bien tenir le coup.
Après, un diagnostic du genre "va donc chez
Siorat", nous reprenions la poignée avec entrain. Pour sortir du cyclique
coup de poignet, nous décidâmes de passer à du mélodique en travaillant avec
obstination l'ostinato du Domino tentant de dominer obstinément le travail
d'Ostinato. Quoiqu'il en soit, la chose mélodique dura jusqu'à l'arrivée de
deux autres compères, qui ne sont pas... contrairement à ce que le commun
pourrait penser Serge et Bruno. Ces deux là, jouant les filles de l'air (et non
pas celles de l'aire mon cher Bruno). Le Serge attaché sans tabous à ses totems
biterrois, ne put nous rejoindre malgré son envie, quant à Bruno perdu dans la
Tulle, on n'attendait son retour qu'entre 21h, 23h ou 24h mais connaissant le
vieil adage "un tiens vaut mieux que deux Tulle aura", nous ne nous
inquiétions pas trop.
Non, les deux compères qui nous rejoignirent, étaient David et Pascal dont la présence est mentionnée dans le codex pascalensi.
Non, les deux compères qui nous rejoignirent, étaient David et Pascal dont la présence est mentionnée dans le codex pascalensi.
cod. pascalensi
Comment résumer cette seconde mi-temps du Paratge de février,
autrement qu'en rappelant que nous passâmes la soirée à guetter le retour du
Bruno, en voyage d'affaire à Tulle où il diligente un trafic de nacre illicite
? À l'heure où nous entamons la rédaction du pévé de la réunion, nous ne savons
toujours pas si notre ami est revenu de Corrèze. L'Ambassade du Limousin
demeurant injoignable (en hiver, les lignes sont coupées), nous sommes même
relativement inquiets. Inquiets pour les Limousins : ce peuple charmant ne mérite
pas d'avoir à résidence un joueur de vielle plus irréductible encore que Jan
dau Melhau. Enfin, si ce n'est qu'une question de météo, il suffit que notre
navigateur patiente un peu, et avec la fonte des neiges, il pourra gagner le
Languedoc à coups de rames sur la Dordogne.
Dans l'attente, ce mercredi soir, nous poursuivîmes le travail énoncé lors des sessions précédentes, à savoir, le pointage du nombre de temps sur "Grchvchvnckchff", un morceau originaire de ces pays de l'Est (à l'Est de la Dordogne) où les nuits d'hiver sont tellement longues que les musiciens oublient de scinder leurs phrases musicales raisonnablement. Vers trois heures du matin, nous tombâmes d'accord avec David sur le découpage exact des mesures. Avant même que Pascal eut le temps d'insérer la trouvaille sur la page wikipedia dédiée à cette composition, nous décidâmes à l'unanimité et une abstention (Bruno) d'imposer la pause souper. Bruno devant rapporter le pain, le fromage et le vin, nous dûmes réduire le menu à son strict minimum vital, trois chips et une rondelle de saucisson chacun, agrémenté d'un frugal partage de dessert. Oui, mais quel dessert ! La gente la plus féminine du groupe, Sylvia et Marine, avait, une fois de plus, rivalisé avec les plus grands chefs agathois. Comme quoi, il faut toujours un duo de filles au sein d'un boys band. Afin de moins culpabiliser à l'idée de céder goulument à la pâtisserie maison plutôt que de perfectionner nos rythmes impairs, nous convînmes que l'un d'entre nous fêterait son anniversaire. Le pauvre Jean-Brice fut désigné d'office, vu qu'il était l'unique membre à ne pas être monté faire pipi durant la soirée (pour comprendre l'allégorie, t'avais qu'à être là, Bruno !). Discours, "Joyeux anniversaire", feux de Bengale, lecture de l'horoscope, bisous, champagne, la célébration fut à la hauteur de l'évènement. Et puis, quand les bourdons se taisent, c'est beau un Paratge de la Vielle…
Afin de nous préparer doucement à rompre nos vœux de dissonance, Pierre —
souhaitant, pour le coup, faire croire à tout le monde qu'il était nettement
plus vieux que Jean-Brice — nous conta l'intégralité de ses étés de vacances à
St-Chartier. Nous ne prîmes pas la peine de lui expliquer que vacances et
festival folk sont incompatibles, tant ses talents de griot imposèrent le
respect et tant ses aventures au Pays de George Sand à la mi-juillet nous laissèrent
muets comme une roue sans colophane et réduisirent celles du preux Indiana
Jones à peanuts.
Vint la troisième mi-temps. Ayant oublié les enseignements du début de soirée, nous optâmes cependant de conserver "Grchvchvnckchff" à notre répertoire, mais en ne jouant que la première partie de la première mesure de la première anicroche, la suite du morceau n'étant, artistiquement, que des variations sans grand intérêt. Avec cela, l'essentiel du programme pour les prestations à Rodez était bouclé. Il est certain, 55 ans après le dernier concert du Viellistic Orchestra, notre orchestre de lyres ferait une sensation du plus bel effet en interprétant un seul et unique thème pendant une heure durant. Fiers de notre invention, nous statuâmes sur l'idée que le Paratge pourrait réaliser un attentat sonore dans le cadre du Printival de Pézenas transformant icelui en Printivielle, accueillant, pour l'occasion, une place d'honneur au chœur de notre formation à un autre musicien à manivelle, François Hadji-Lazaro. À l'heure où nous achevons la rédaction dudit pévé, la balle est dans le camp de Bruno, qui amarre sous peu.
Dans l'attente, ce mercredi soir, nous poursuivîmes le travail énoncé lors des sessions précédentes, à savoir, le pointage du nombre de temps sur "Grchvchvnckchff", un morceau originaire de ces pays de l'Est (à l'Est de la Dordogne) où les nuits d'hiver sont tellement longues que les musiciens oublient de scinder leurs phrases musicales raisonnablement. Vers trois heures du matin, nous tombâmes d'accord avec David sur le découpage exact des mesures. Avant même que Pascal eut le temps d'insérer la trouvaille sur la page wikipedia dédiée à cette composition, nous décidâmes à l'unanimité et une abstention (Bruno) d'imposer la pause souper. Bruno devant rapporter le pain, le fromage et le vin, nous dûmes réduire le menu à son strict minimum vital, trois chips et une rondelle de saucisson chacun, agrémenté d'un frugal partage de dessert. Oui, mais quel dessert ! La gente la plus féminine du groupe, Sylvia et Marine, avait, une fois de plus, rivalisé avec les plus grands chefs agathois. Comme quoi, il faut toujours un duo de filles au sein d'un boys band. Afin de moins culpabiliser à l'idée de céder goulument à la pâtisserie maison plutôt que de perfectionner nos rythmes impairs, nous convînmes que l'un d'entre nous fêterait son anniversaire. Le pauvre Jean-Brice fut désigné d'office, vu qu'il était l'unique membre à ne pas être monté faire pipi durant la soirée (pour comprendre l'allégorie, t'avais qu'à être là, Bruno !). Discours, "Joyeux anniversaire", feux de Bengale, lecture de l'horoscope, bisous, champagne, la célébration fut à la hauteur de l'évènement. Et puis, quand les bourdons se taisent, c'est beau un Paratge de la Vielle…
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| Anniviellesaire © Paratge des Sirènes |
Vint la troisième mi-temps. Ayant oublié les enseignements du début de soirée, nous optâmes cependant de conserver "Grchvchvnckchff" à notre répertoire, mais en ne jouant que la première partie de la première mesure de la première anicroche, la suite du morceau n'étant, artistiquement, que des variations sans grand intérêt. Avec cela, l'essentiel du programme pour les prestations à Rodez était bouclé. Il est certain, 55 ans après le dernier concert du Viellistic Orchestra, notre orchestre de lyres ferait une sensation du plus bel effet en interprétant un seul et unique thème pendant une heure durant. Fiers de notre invention, nous statuâmes sur l'idée que le Paratge pourrait réaliser un attentat sonore dans le cadre du Printival de Pézenas transformant icelui en Printivielle, accueillant, pour l'occasion, une place d'honneur au chœur de notre formation à un autre musicien à manivelle, François Hadji-Lazaro. À l'heure où nous achevons la rédaction dudit pévé, la balle est dans le camp de Bruno, qui amarre sous peu.
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