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mardi 31 octobre 2017

L'Écho des Sirènes, septembre 2017

© Pierre Tissot
Ce 4 septembre 2017 (jour de l'anniversaire de Denise Fabre), la cinquième édition de la clandestine « Fête de la vielle à roue » s'amorce, avec grands fracas de bourdons.
Comme chaque année, cette rencontre underground hurdy gurdy engendre l'exode de la population clapiéroise vers les jardins de Marc et Kakin. Anost, St-Chartier, Ars, et même le festival creusois Vielles etc. à Saint-Georges-Nigremont et le happening canadien Chants de vielles à Saint-Antoine-sur-Richelieu, nous envient pareil succès — et pareils jardins et pareille programmation — consacré à cet instrument singulier !

Les premières vielles arrivent…
ainsi qu'un oud malade © Pascal











Côté cour, plusieurs surprises. Alain nous revient d'un été où la vielle est restée sagement dans l'étui ; il nous fait l'immense joie de nous rejoindre en pleine forme, rajeunit, derrière ses lunettes de songeur. Pierre serait venu à Clapiers, assurément, mais pas forcément le bon jour : « Allo, c'est bien demain mercredi, le Paratge hors-les-murs ? » Ah, ces artistes...
Entre rage de dents, maux de ventre, cœur fragile, l'on s'échange Efferalgants et autre potinga de mamée, mais tout le monde va bien. Nos vielles, à l'instar du vélo de Chris Froome, sont chargées comme une cobla de mules. Même un oud malade, pétassé de sparadrap, se pointe. Petit diagnostic rapide du Docteur Havond, rendez-vous est pris pour un check up complet à la clinique tarasconnaise. Le véritable remède, pour toutes et tous, est cette petite bombe anti-moustique, plus efficace qu'un concert de palmas à l'heure du loup qui pique. Avec ce service d'ordre réactif, les organisateurs soulignent combien la manifestation est considérée comme à risques.



Le Paratge des Sirènes — "Chypre" © Alain

Autre exercice dangereux : les vielles s'accordent. Ce n'est pas le meilleur moment de la soirée (de l'avis du public), mais il est nécessaire. Dix vielles, multipliées par une dizaine de cordes en moyenne par instrument, le challenge est ambitieux. L'on s'y applique. C'est un peu comme préparer l'apéro, avant un bon repas : indispensable, vital, collégial, mais il ne faut pas se manquer !
D'ailleurs, si les viellent commencent à briller, les verres tintent. Et, sur les tables, le banquet est au répertoire. Crevettes, moules, tiellettes, pain suédois, salades, douceurs ; du salé, du sucré, de l'aigre-doux, du léger, du costaud, tout est étudié pour éviter les carences. Avec Marie et Magalie, nous cherchons à deviner quels sont les parfums qui se sont mélangés, dans l'après-midi, dans les grandes cuisines alentours. De son côté, Pierre échange ses connaissances sur les cailloux historiques avec un spécialiste (et cornemuseux), déjà rencontré ici l'an passé. Dans le même temps, Jean-Brice fait dans le footage people : casquette vissée sur le chef, il s'inquiète de savoir si des paparazzi l'ont bien repéré.



Le Paratge des Sirènes — "Scottische des frères Guillemain" © Alain


En duo avec Marc, nous entamons la partie concert. Un "Bacchu ber" et une "Bourrée de Vouvray", donnent le ton. Magalie — recrutée au mercato précédent — lance la formule en grand ensemble, avec un morceau qu'elle démarre à 200 km/h. Puis, introduits par quelques incursions en solo, les dix vielles (sopranos, altos, ténor) du Paratge des Sirènes sonnent d'un même élan : c'est un véritable décathlon viellistique.
On exhibe la jeunesse, Fabien montre qu'il est un vielleux bien fait de sa personne ; on est fier de notre sage Patrice-quarante-ans-de-vielle-vous-contemplent, lorsque ce dernier prouve qu'il a du thème jazz à revendre ; Marie, Jean-Brice et Pierre taquinent la "Bourrée à Aurore Sand", Thierry démontre qu'il est le b-boy du groupe, Alain fait péter la Chougnard® dès que le reste du groupe se traîne. Chacun lance un morceau, les tourneries rivalisent. Pour se distraire, nous brouillons les pupitres avec un "Ballo francese" bien coloré, puis avec une pièce empruntée à Емир Кустурица*, "Underground".




Le Paratge des Sirènes — "Bourrée" © Alain



Rentrée des classes oblige, le public est dissipé : ça papote, ça vanne, ça pouffe ; pas de doute, il y a bien un lot d'instits (récemment à la retraite, pour la plupart) dans le public !

Le répertoire se poursuit jusqu'à ce que les étoiles s'emparent de la voûte. Avant la minuit, les chanterelles reviennent se caler dans le bois, les ceintures se détachent en silence. Les dix vielles ne résonnent plus que par sympathie, il est grand temps de se donner rendez-vous pour l'année prochaine.

Une fois, encore, les jardins de Marc et Kakin ont tenu leur engagement : faire de cette soirée septembrional, un partage de bel enchantement…


Pascal


* Pour les quelques-uns qui n'ont pas opté pour le serbe en première langue : Emir Kusturica

jeudi 7 septembre 2017

L'Écho des Sirènes, juin 2017

© Pierre Tissot
Pierre, disparu de la salle de rédaction depuis le printemps, n'est toujours pas revenu avec le pévé de la réunion viellistique du mois de juin.

Ne désespérons pas, son papier nous arrivera un jour…





vendredi 1 septembre 2017

L'Écho des Sirènes, mai 2017

© Pierre Tissot
Il semblerait, que lors du dernier Paratge, le cahier dans lequel avait été brouillonné l'article résumant la soirée ait été dérobé par un fin connaisseur de littérature et de chose viellante.

Zut, nous ne saurons rien de cette soirée…

Pierre, dès que le document est retrouvé, fais-nous signe !





mardi 29 août 2017

L'Écho des Sirènes, avril 2017

© Pierre Tissot
Dès lors que nous arrivons, avec Patrice, des chiens menaçants jappent dans la bâtisse (remarquez l’alexandrin !). Pour un peu, nous nous sentirions préposés aux postes, et nous ficherions, en manquant d'amabilité, quelque journal dans la gueule de l'un de ces cabots.
Mais, bien polis sous nos casquettes, nous entrons discrètement dans le chenil.

Tout en profitant de la mélodieuse fin de l'atelier de la première mi-temps, nous libérons nos propres et sages toutous de nos grands paniers de voyage. Marie, Magalie, Camiiille, Jean-Brice, Fabien et Jean-Pierre, mènent un sextet aussi efficace et bien peigné (sauf Fabien, peut-être) qu'un combo argentin : ça swingue, ça tangue.

Camiiille et Jean-Pierre nous laissent leurs places ; c'est du coaching poste pour poste, l'on se croirait en plein match de Ligue des Champions. Patrice et moi sommes un peu impressionnés, un peu sous pression, au moment d'entrer en jeu : va falloir tenir le résultat, pour cette deuxième mi-temps enjouée.
Pat a d'ailleurs du mal à trouver le rythme : il commence — sans que personne ne le remarque trop — par interpréter "P… de toi" (Georges Brassens), dont le titre est assurément dédié, actualité oblige, à l'une des candidates à la présidentielle française 2017.

"Doctor Feg", avec un seul f © Blowzabella

Fabien, manivelle à la main — à défaut d'un peigne —, entame alors "Doctor Fegg" ; une composition qui a vu le jour à une époque où il n'avait encore rien à coiffer sur le chef. Nous lui faisons remarquer que, d'une, le titre exact est "Doctor Feg", de deux, qu'il faut la jouer un tantinet moins vite : à 20 km/h, au lieu de 200 km/h. Patrice s'y colle, immédiatement ; ayant probablement mal entendu la consigne, il s'emploie à l'exercice, main gauche à 400 km/h.

Nous reprenons. En respectant les limitations de vitesse : le permis à points se perd rapidement, comme nous le rappelle, justement, un autre candidat à l'élection présidentiel, qui s'immisce sur un petit écran posé devant nous, alors que nous soupons.


Pascal

mercredi 19 juillet 2017

Un mot fléché : vielle ?

D​es mots fléchés, avec le vocable qui nous rassemble toutes et tous autour de la même passion ? Non ??! Est-ce possible : vielle serait cet instrument à cordes de la définition ? (En cliquant sur l'image, l'on y voit mieux.)



Sans remplir les cases de cet exercice déniché par Eva, l'on ne saura.
C'est l'été, et vous êtes dans une chaise longue : à vos crayons !

Pascal