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mercredi 21 janvier 2015

Une Pajot de 1894, à vendre !

En ce 21 janvier, Journée Internationale des Câlins, faites-vous plaisir, achetez une vielle à roue à votre fiancé(e) !
Comble de l'extase, nous avons une authentique Pajot, en magasin. Ne vous priez pas, vous allez régaler, ravir, émerveiller. S'il faut casser la tirelire, c'est maintenant, pile entre la Noël et la Saint-Valentin.

Testé au banc des vielleuses et vielleux du Paratge, voici les détails d'un bel instrument nouvellement en vente et conseillé par Sylvia.


Vielle à roue Pajot, de 1894
Très belle vielle à roue Pajot, facturée en 1894
En parfait état, entièrement restaurée.
Clavier refait totalement, touches et sautereaux
Belle bordure de table en nacres gravées et teintées
Cordes neuves
Livrée avec une housse neuve et un accordeur électronique







Prix : 3500 euros
Contact : 03 86 37 89 32 ou 06 66 07 03 33

jeudi 15 janvier 2015

2015, en roue libre

Ce jeudi 15 janvier 2015, à 15h15, les 15 joueuses et joueurs de vielle à roue du Paratge des Sirènes vous souhaitent une heureuse année !


2015 © Pierre Tissot

mercredi 7 janvier 2015

L'Écho des Sirènes, décembre 2014

© Pierre Tissot
Pour ce premier mercredi du mois de décembre, nous nous retrouvions dans l'atelier du Pèr' Bruno qui, malgré la loi de séparation de l'Éclisse et de l'Étau, accepte que l'on vienne crécher chez lui.

Ainsi, nous, ravis de la croche, pouvions commencer le premier atelier. Au risque de se répéter, nous continuâmes sur ce qui fut entamé lors des Paratges précédents. Sans vouloir me livrer à un recensement, Ana, Alain, Thierry et compagnie, y allèrent d'une roue joueuse et volontaire.

On gare la voiture, et y'a pus qu'à ramer pour rejoindre l'Île d'Agde © Sylvia

Cependant que nous enchainons les exercices, sur un coin de table, Marie fait des devoirs ; de la voir si studieuse, on la devine enfant (sonnez hautbois, résonnez musettes).
Puis, l'ami Bruno nous invite à déconstruire et, en bon rémouleur, aiguise nos oreilles à ces rythmes de chiens peu communs. Rythmes qui, une fois maîtrisés, nous amèneront des îles aux airs des bohémiens.

Puis, c'est au tour de compère Pascal d'apparaitre, sans Patrice, qui nous joue l'Arlésienne.
On continue sur l'orchestration des scottisches. Une petite récréation, Sylvia ou Jibé lance le sujet des cinq ans du Paratge, c'est l'occasion de revenir sur les différentes personnes qui y sont passées, ainsi que des visites que nous reçûmes, telle celle de Daniel Frouvelle de l'albigeois, ou encore Juliette et Jean-Pierre, d'Outre-Rhône. Évoquant ces derniers, quoiqu'en Languedoc, nous nous sentons de Provence.

Dominique et Jean-Brice
dégustent amandes et olives © Sylvia
Bruno et Thierry,
un air de Frères Guillaumet © Sylvia
























On reprend encore une tournée avant l'heure de la bouffe, puis nous mettons les tables et, pour finir l'année, le bœuf réchauffe l'atmosphère : "The Almond And The Olive" s'improvise entre Pascal et moi et un morceau des Frères Guillaumet.

Nous avons des hôtes à table, ça mange et ça discute dans tous les coins de l'atelier, le tout ponctué d'un verre de vin, qui descend dans l'estomac comme un petit Jésus en culotte de velours.

À la nuit bien avancée, nous nous séparons et nous donnons rendez-vous l'année prochaine pour la venue des roues à mages.


Pierre

dimanche 28 décembre 2014

Ronde de ramoneurs

Selon l'adage, indubitable en cette fin d'année, « Sonnez hautbois, résonnez musette », c'est notre ami cornemuseux et iconographiste Jean-Luc Matte qui s'annonce au sortir de la cheminée. Sûr que la Noël est un moment de délices et de papillotes chez nous, Jean-Luc nous envoie un joli cadeau en corps de luth : un tableau du peintre Édouard Sain.

Né en 1830, à Cluny (zut, à quelques jours près, nous ramenions des Archives départementales de Saône-et-Loire quelques informations supplémentaires sur ce Bourguignon !), mort en 1910, à Paris, Édouard Sain était l'un de ces peintres à qui nous devons d'avoir immortalisé le quotidien du petit peuple français du XIXe siècle.
Sachant que Sain débuta au Salon de peinture de 1853, nous avons là l'une de ses premières réalisations, exposée lors du Salon de 1857, et commentée dans les pages du journal L'Illustration.


Ronde de ramoneurs, Édouard Sain © L'Illustration

Un tableau qui nous rappelle que notre instrument eut grande renommée en pays de Savoie, grâce aux petits ramoneurs (chers à Jean-Michel Caradec). Lorsqu'ils ne préparaient pas le terrain au Père Noël, ces jeunes gens redescendaient de leurs échelles, se nichaient au coin d'une rue, et exhibaient leurs marmottes ou faisaient grincer la vielle, pour divertir les passants et gagner quelques liards.
Même Victor Hugo parle d'eux, dans "Les misérables" :

« Il tourna la tête, et vit venir par le sentier un petit savoyard d’une dizaine d’années qui chantait, sa vielle au flanc et sa boîte à marmotte sur le dos ; un de ces doux et gais enfants qui vont de pays en pays, laissant voir leurs genoux par les trous de leur pantalon. »


Pascal

mardi 9 décembre 2014

L'Écho des Sirènes, novembre 2014

© Pierre Tissot
Ce premier mercredi de novembre, c'est le nouveau déménagement : nous quittons la Rue de l'Amour pour nous retrouver Rue Chassefière, côté Place de la Marine, où Bruno nous accueille dans son atelier. C'est, désormais, notre nouveau point de chute.

Cela peut ressembler à une réduction de voilure, en terme d'implication municipale, sans doute, mais pas en terme d'implication musicale. D'ailleurs, en-dehors de Christiane, dont on constatait l'absence le mois dernier, et de Pascal, qui semble jouer à la chaise musicale avec Patrice, tout le monde était là.

Rue de l'Amour chassée, le Paratge arrive Rue Chassefière © Sylvia

Bruno profite du premier atelier, pour faire de la place dans son atelier. Nous attaquons sur des exercices de placement de coups de chien, puis nous embrayons sur un morceau, "Dempui Tiesac".
Ana est un peu sur des charbons, car elle attend Sylvia, sensée lui apporter la vielle de Jean-Paul (Dinota), en location. Quoiqu'on paraisse de marbre, nous sommes aussi intrigués, car c'est toujours une joie de recevoir une nouvelle vielle dans notre groupe. Alain pose des questions concernant le coup de chien. On discute le bout de gras avec Bruno et Thierry, puis on voit apparaitre Sylvia, suivie par Gilles, encombrés de deux vielles.
Nous découvrons la vielle en même temps qu'Ana — ce qui est un peu faux, concernant Jibé, Marie, Sylvia et moi, qui l'avions vue et entendue lors de notre périple à Anost.

Ana et sa nouvelle Dinota, entourées de Pierre et Alain © Sylvia

On attaque, alors, la déconstruction, suivant un planning déjà établi lors de Paratges précédents. On en ch…, encore et toujours, mais « c'est pour notre chien », dixit Bruno. Tout se déroule dans une bien bonne ambiance et on se dit que, finalement, ce refuge est un bien bon endroit. Patrice et Max arrivent, cependant qu'Ana et Alain, leurs cartables pleins de travaux, nous abandonnent jusqu'à la prochaine rencontre.

Chez les confirmés, Lefeuvre est à l'honneur ; on revoit les quatre scottisches et on avance. Puis, vient le repas, moment de convivialité et de rigolade, en vrac des bons mots, de bonnes blagues plus ou moins grivoises, le Vilhomet nous avoue sa passion immodérée pour l'astrophysique (il passe, avec brio, du cantique au quantique), Bruno nous parle de caisse de résonances en bidon, pas bidon, Marie et Jibé nous parlent d'un système vraiment taupe concernant le jeu de doigts sur la poignée, un truc qui les a scotchés, ça blagoune avec Thierry, discute morceaux médiévaux avec Max et Patrice…

Sylvia, enluminée et lumineuse © Jean-Brice

Mais le clou, car clou il y eut, c'était… c'était l'anniversaire de Sylvia ; on ne dira pas son âge, car ça ne se fait pas avec les damoiselles, mais elle a encore du souffle pour les bougies. Comme cadeau, elle a eu droit à des cours particuliers, quand elle veut, avec plusieurs membres du Paratge : elle qui court le stage de France et de Navarre, ça va alléger sa taxe carbone.

Une belle rencontre, une fois de plus, à mettre à l'actif de cette Sirène qui nous offre des échanges sans queue de poisson.



Pierre